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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 11:09

L'ogre planétaire de la haute finance impérialiste et atlantiste, le mal-nommé "Ordre mondial", vient donc de frapper en Algérie, avec la complicité du pouvoir en place, en s'attaquant aux intérêts vitaux du Peuple algérien, à l'Environnement naturel millénaire du Sahara algérien et aux ressources énergétiques et minières de notre sous-sol, menacées par une prédation sauvage et criminelle contre l'Homme et la Nature. Le désastre écologique et humain qui s'annonce, et que vont provoquer les centaines et les milliers de forages horizontaux par fracturation, pour l'extraction du maudit Gaz-de-Schiste, aura des répercutions incommensurables s'il n'est pas stoppé par une mobilisation massive et durable du Peuple algérien ; à commencer par ses élites, aussi bien à l'intérieur qu'à l'étranger.

Quand d'un simple trait de plume en effet, le pouvoir illégitime en place à Alger, signe sa propre forfaiture morale et politique, en déniant au Peuple algérien, l'exercice de sa légitime souveraineté sur l'ensemble du territoire national ;

Quand d'un simple trait de plume, la majeure partie de ce territoire national qu'est le Sahara algérien, est livrée par ce pouvoir failli, corrompu et sans état d'âme, aux expérimentations et aux saccages, à la prédation et aux pillages des multinationales pétro-gazières commanditées par le Grand Capital apatride et spéculateur.

Quand d'un simple trait de plume, on met en danger la vie, la santé et la subsistance de millions de citoyens algériens en violant les équilibres écologiques naturels millénaires de cette immense région saharienne, promise à la dévastation par les Ogres énergétiques de l'Empire, ayant déjà sévi sous tant d'autres cieux, en ravageant des territoires entiers, ne laissant derrière eux que malheur et désolation pour des millions de populations autochtones livrées à elles-mêmes, malades et ruinées, et une Nature à jamais défigurée.

Quand, au nom de lois scélérates conçues pour protéger le régime, sont étouffées les voix de la raison, et bafoués les droits légitimes du peuple à contester une politique suicidaire pour la Nation; et quand les manifestations citoyennes pacifiques – de In-Salah à Ouargla, en passant par Alger et d'autres villes – qui ont déjà fait leur premier mort, sont brutalement réprimées par des forces dites de "l'ordre", devenues au fil des ans, une machine répressive au-dessus des lois, composée de véritables mamlouks au service, non pas de la République et du Peuple des citoyens, mais aux ordres du pouvoir illégitime et corrompu, de ses barons et de ses clans, de ses partisans et de ses clients ; un pouvoir illégitime aujourd'hui moins soucieux de la détresse et des inquiétudes du petit peuple que de satisfaire aux diktats de ceux qui l'ont porté – et le portent encore – à bouts-de-bras, pour le maintenir en place, au nom de leurs intérêts impérialistes et contre la volonté de notre Peuple;

Quand toutes ces infamies ont lieu dans notre pays et sous nos yeux – nous, qui sommes près de 40 millions de citoyens algériens – alors, ce n'est plus seulement de liberté d'expression qu'il s'agit de débattre, mais d'un véritable "Devoir patriotique d'expression" où il n'y aura place, ni aux tergiversations de la classe dite "politique", ni au silence des élites, ni aux hésitations des citoyens. Ni surtout, au devoir d'obéissance des serviteurs de l'Etat, civils et militaires confondus. Car, aucun argument de "légalité", et encore moins, de "commandement de l'autorité légitime" – ne peut être opposable à l'exercice de ce Devoir d'expression, par les citoyens et les citoyennes de ce pays, dès lors qu'ils jugent leur patrie menacée; et elle l'est ; dès lors qu'ils jugent leur souveraineté spoliée, et elle l'est.

Car, comment qualifier autrement, cette décision précipitée, d'autoriser l'exploitation mortifère du Gaz-de-Schiste dans nos vastes régions sahariennes, décision qui a toutes les apparences d'une extorsion enfantée hors de notre territoire et dans l'opacité la plus totale ? Une décision où, les tractations secrètes et les arrangements suspects, laissant planer de graves présomptions de prévarications au sommet de l'Etat, ont tenu lieu de débat national… Comment qualifier autrement cette mise à l'écart du Peuple algérien, en premier chef concerné par ce dossier ? Pis encore, comment qualifier le silence assourdissant de ce véritable "Parlement" d'opérette – APN et Conseil de la Nation confondus – qui n'a pas cru devoir s'autosaisir du dossier au nom du Peuple algérien qu'il est censé représenter, et mettre en accusation le Chef de l'Exécutif, pour fait de forfaiture ?

Une autorisation scélérate qui, si elle n'est pas énergiquement et bruyamment dénoncée et stoppée à temps, va sonner le début d'une immense tragédie humaine, doublée d'un désastre écologique irréparable et incommensurable. Incommensurable, à la mesure de l'immensité territoriale de nos régions du Grand Sud. A la mesure aussi, des capacités de prédation, de pillage et de destructions irréversibles de l'Environnement auxquelles vont s'adonner sans états d'âme, les Multinationales apatrides affiliées au Grand Capital,

Il suffit de rappeler en effet, que pour extraire 1.000 m3 de Gaz-de-Schiste, il faut environ 100 kgs de sable et 2m3 d'eau contenant en solution, un mélange de plusieurs centaines de produits chimiques – il en existe plus de 750 recensés (1) – dont certains hautement toxiques et mortels, injectés à de très hautes pressions dans les roches-mères schisteuses du sous-sol. La moitié de ces quantités d'eaux toxiques restera définitivement piégée dans les profondeurs du sol en entrera fatalement en contact avec le système hydrogéologique souterrain du Sahara – le Continental Intercalaire – qui constitue l'une des plus grandes – sinon la plus grande – des réserves aquifères souterraines de la planète. L'autre moitié remonte en surface, additionnée des produits radioactifs qui se trouvent naturellement emprisonnés dans la roche.

Car, si au Texas (2) et ailleurs, ces quantités d'eau toxique sont traitées, ce ne sera nullement le cas dans le Sahara, considéré par les partenaires criminels de ces projets comme un territoire-poubelle où il est permis de réaliser les expérimentations, interdites chez eux. Et ce n'est pas l'ancienne puissance coloniale qui nous dira le contraire…

Quelle pénible impression en tout cas, de constater que depuis l'arrivée de M. Bouteflika et de son clan au pouvoir, et singulièrement depuis ses nombreuses hospitalisations et séjours au Val-de-Grâce puis aux Invalides, il est devenu de plus en plus évident que les gouvernements français successifs, gauche et droite confondues – commettant ainsi, des actes caractérisés d'abus de faiblesse – ont exercé à loisir, des pressions soutenues, d'ordre politique, économique et financier, sur un président algérien physiquement et psychiquement diminué, et moralement fragilisé, par les gros scandales de corruption à répétition autour de lui. Et ce n'est pas l'ancien Premier Ministre français, M. Raffarin – M. "Algérie" semble-t-il – qui dira le contraire. Lui dont les allées-et-venues entre Paris et la présidence à Alger, ressemblent moins à des missions diplomatiques qu'à des déplacements de Proconsul romain dans une des "Provinces" de l'Empire…

Une "Province" dont le frère et conseiller du président, semble être depuis ces dernières années, le rouage central, dans une véritable opération souterraine, pilotée par l'ancienne puissance occupante et ses Services, avec la complicité du "premier cercle" du clan des Bouteflika – dont certains hauts gradés de l'armée, en active ou en retraite – pour une prise de contrôle insidieuse et rampante, sur les orientations politiques et les décisions de l'Exécutif algérien. Et je m'en tiendrai à deux exemples symptomatiques: d'une part, l'escroquerie industrielle de l'usine "Renault" d'Oran – le mot quincaillerie serait plus approprié – employant à peine quelques centaines de salarié ; d'autre part, l'autorisation inattendue et contre-nature, donnée début 2013, à l'Armée de l'Air de l'ancienne puissance coloniale, d'utiliser l'espace aérien de notre pays et de survoler sans restriction notre territoire national…

J'allais oublier de citer un troisième exemple: celui du quasi-blackout honteux et complice, observé par les grands médias français sur ce dossier explosif d'exploitation du Gaz-de-Schiste par les Total et consorts ; un quasi blackout qui confirme la réalité et l'étendue des complicités entretenues de part et d'autre de la Méditerranée ; des complicités criminelles que Lounis Aggoun avait magistralement disséquées dans son ouvrage de référence, au titre pertinent de "Françalgérie".

Pendant ce temps, la tragédie écologique et humaine peut commencer en silence, dans les immensités désertiques ; plus précisément dans le voisinage d'In-Salah, à 1.270 kms plein Sud, d'Alger, au centre du Grand Erg Oriental, sur le Plateau de Tadmaït, c’est-à-dire au centre de l'une des plus grandes – sinon la plus grande – des réserves aquifères souterraines de la planète.

Est-ce un hasard ? Faut-il que la France – cet acteur qui ne cache plus son ombre coloniale, comme par une espèce de phénomène mémoriel d'hystérèse – s'acharne à ce point sur le Sahara dont elle semble vouloir empoisonner les eaux souterraines, après en avoir largement empoisonné l'atmosphère ?

In-Salah est située à 230 kms de Reggane, où a explosé dans l'atmosphère, la première des bombes atomiques testée par la France coloniale en 1960 dans le Sahara Algérien – 4 à l'air libre et 13 en sous-sol – qui ont vitrifié l'écosystème de plusieurs régions, en faisant plus de 30.000 victimes par irradiations.

Est-ce un hasard ? Cette question en appelle immédiatement une autre, beaucoup plus précise et lancinante : Y aurait-il une volonté délibérée de destruction – à défaut d'appropriation – et de contamination criminelle, préméditée et irréparable, de milliards de mètres cubes d'eau, source précieuse de vie et de survie, pour des millions d'algériens et leurs générations futures ?

Tous les scientifiques et experts, connus aussi bien pour leur compétence que pour leur crédit moral, dans des domaines aussi divers que ceux de la géologie ou de l'hydrogéologie, de la pétrochimie et des technologies du forage, ont mis en évidence les risques écologiques et sanitaires graves et irréversibles, pour la Nature comme pour l'Homme, liés à la technologie de la fracturation qui utilise par milliers de tonnes, des centaines de produits chimiques – un Rapport scientifique officiel commandé en 2011 par la Chambre des Représentants aux Etats-Unis n'en démembre pas moins de 750 ! (1) –

En face, la majorité des gouvernements des pays occidentaux, et singulièrement le gouvernement français savent parfaitement dans quelles conditions de violence et de répression, d'illégitimité et de fraudes électorales massives et manifestes, de violation des Libertés Publiques et des Droits de l'Homme, le régime politique algérien, corrompu et corrupteur, se maintient en place, jour après jour, année après année, "mandat présidentiel" après "mandat présidentiel". Et cela dure depuis le Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, pour rappel, perpétré par les généraux putschistes inféodés à la France et avec la bénédiction d'icelle. Des généraux putschistes, "paternellement conseillés" par leurs protecteurs en 1999, de s'allier avec M. Bouteflika et son clan, en raison des graves présomptions de Crimes contre l'Humanité, pesant sur certains d'entre eux et de l'ouverture ici ou là, en France et en Europe, d'enquêtes judiciaires, consécutivement aux dizaines de plaintes pour tortures et disparitions forcées de personnes, déposées par les victimes algériennes – ou leurs ayant-droit – par-devant les instances judiciaires compétentes. Sans oublier les massacres de masse sous faux pavillon, faisant des centaines de victimes civiles innocentes, y compris des femmes et des enfants, commandités par les putschistes et dont certains comme ceux de Bentalha, de Raïs, de Béni-Messous ou de Relizane, sont dans toutes les mémoires, y compris dans la presse internationale.

Cela fera bientôt 16 années jour pour jour, que notre pays vit sous la férule d'un pouvoir tyrannique et dictatorial, incompétent et corrompu.

Un pouvoir qui s'est bâti sur les ruines de la "décennie noire" et sur l'imposture d'une prétendue "réconciliation nationale" ayant consisté à amnistier les généraux coupables de Crimes de Guerre et de Crimes contre l'Humanité et à maintenir dans l'exil, des milliers parmi les meilleurs enfants de ce pays, au prétexte qu'ils sont "islamistes", avec interdiction légale de remettre en question la loi scélérate dite de "réconciliation nationale".

Un pouvoir qui s'est bâti sur la rente pétrolière, dont certains estiment entre 50 et 60 milliards de Dollars les sommes détournées par les barons du régime – civils et militaires confondus – et leurs clientèles, sur fond d'immenses scandales financiers et d'impunité totale.

A quoi bon alors, cette course effrénée pour augmenter sans cesse les recettes publiques ? Qu'a-t-on déjà réalisé de si grand dans ce pays, avec plus de 1.000 milliards de Dollars de recettes sur les 15 dernières années de pouvoir du clan vénal et anti national des Bouteflika, de ses généraux affairistes, de ses ministres en fuite, de ses banquiers faussaires, de ses hommes d'affaires mafieux, de ses zaouias hypocrites, de ses laudateurs médiatiques minables et de ses truands en liberté ? Qu'a-t-on donc déjà réalisé de si grand, au point de justifier cette course démentielle aux recettes publiques qui finissent pour une grande part, dans les comptes étrangers des centaines de gangsters publics ou privés, qui gravitent autour du pouvoir ? En toute impunité.

C'est-là que réside la plaie purulente qui ronge la vitalité de notre pays. Et c'est là où il faudra porter le fer de la contestation, de la dénonciation et au bout du chemin, de la mise en accusation des principaux acteurs politiques et sécuritaires du pays. Y compris par-devant des Instances judiciaires internationale. Et les chefs d'accusation ne manqueront pas : Crimes de Guerre et Crimes contre l'Humanité, pour les généraux putschistes ; crimes de détournements massifs de deniers public et de blanchiment d'argent dans les capitales-mêmes des pays occidentaux donneurs de leçons…

Et à présent, les Crimes Ecologiques en cours dans les profondeurs silencieuses du Sahara algérien.

…………………………

1) Rapport du Congrès US sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique (FH) aux USA :

Source: -- United States House of Representatives

Committee on Energy and Commerce

April 2011

Chemicals used in Hydraulic Fracturing

http://conservationco.org/admin/wp-content/uploads/2013/02/Final-Rebuttal-Exhibits.pdf-Adobe-Acrobat-Pro.pdf

Nota : (Et ce n'est pas une blague) --- Le Congrès US avait exigé des compagnies exploitant le GdS de donner la liste exhaustive des produits utilisés dans la FH. Les compagnies utilisent plus de 750 produits chimiques, dont certains sont hautement toxiques comme le méthanol ou le plomb. Pour certains produits, les compagnies étaient incapables d'en donner la composition, invoquant de prétendues "clauses de confidentialité"... contractées avec leurs fournisseurs. Ce rapport souligne que les compagnies exploitantes ignorent elles-mêmes la nature de certains produits qu’elles utilisent ! Ce qui témoigne du degré criminel d'irresponsabilité aussi bien morale que civique, de ces Entreprises de prédation et de pillage.

2) Etats US ayant interdit l’exploitation du GdS :

http://www.foodandwaterwatch.org/water/fracking/anti-fracking-map/local-action-documents/

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 19:31

Ce 14 Juillet 2014 va marquer d'un crêpe noir, l'Histoire de notre pays, qui vient de participer – fût-ce à titre symbolique –  au défilé de la fête nationale française à Paris.

 

Le pouvoir en place à Alger, prétend qu'il s'agit-là, d'une participation destinée à rendre hommage aux combattants algériens tués au cours de la 1ère Guerre Mondiale 1914 – 1918. Un argument mensonger et stupide, qui ne résiste pas à la vérité des faits historiques, quand on sait de quelle manière ont été remerciés les combattants algériens, à la fin  de la Seconde Guerre Mondiale, le 8 Mai 1945, le jour-même de la proclamation de la victoire alliée sur les nazis… C'est-à-dire par la répression massive des populations civiles algériennes en particulier à Sétif et à Kherrata, avec le bilan que l'on sait : plus de 45.000 morts.

 

Cette forfaiture inouïe, constitue à la fois une humiliation, un sacrilège et une trahison caractérisée, perpétrés par le pouvoir illégitime en place – civils et militaires confondus – contre la mémoire du peuple algérien en général, et celle des millions de victimes qui ont jalonné les 132 années de conquête et de colonisation, couronnées par plus de 7 années de Guerre de libération nationale et son bilan de plus d'un millions de martyrs.

 

Aucun pouvoir – et a fortiori un pouvoir illégitime – n'a la capacité d'effacer les Crimes de guerre et les Crimes contre l'Humanité perpétrés par la France coloniale entre1832 et 1962, des faits qui relèvement formellement des Textes régissant le Droit International, en particulier le plus récent d'entre eux, à savoir le Statut de Rome, pour ce qui concerne les règles de fonctionnement de la Cour Pénale Internationale, Statut que 122 pays ont signé et ratifié, à la date de Juillet 2013, dont la France ; l'Algérie, pourtant signataire dudit Statut,  refuse obstinément de le ratifier, pour couvrir honteusement les Crimes de guerre dûment documentés, commis durant la décennie noire – 1992 - 2002 –  sur le peuple algérien par la police politique DRS et les milices des généraux-daf-putschistes protecteurs militaires et protégés politiques du clan des Bouteflika. Ce qui n'empêchera en aucune façon, le Peuple algérien, le moment venu, d'instrumenter le Droit international pour contraindre la France à la Repentance et s'il échet, à la réparation.

 

 

Quand on sait que le complexe de culpabilité de nos gouvernants, du fait de leurs forfaitures, auront permis à la France néocolonialiste et sioniste – droite et gauche confondues – non seulement de décliner toute participation à la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance, mais de pousser l'outrage jusqu'à dépêcher plusieurs émissaires à Alger, y compris son ministre des affaires étrangères – le sioniste Laurent Fabius, l'ami intime du criminel Netanyahu et des Bouteflika – pour sommer le pouvoir félon en place à Alger, d'enterrer toute velléité de demande de repentance, on est pris d'un immense sentiment de colère, de rage et de révolte, de voir ainsi notre pays et sa mémoire, soumis aux diktats de l'ancienne puissance coloniale qui joue d'arrogance, en tenant par un quasi chantage d'Etat, la plupart des "indignitaires" – civils et militaires – les uns, par leurs Crimes de guerre contre leur propre peuple et les autres, par leurs immenses fortunes mal acquises, recelée en France sous forme de biens meubles et immeubles et autres comptes en banque, grâce à la protection ou à la complicité de tout un réseau politico sécuritaire et/ou financier, d'essence mafieuse, qui gangrène profondément la classe politique en France, droite et gauche confondues, comme on peut le constater à loisir en lisant leur presse…

 

Le Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, perpétré par les généraux-dafs putschistes inféodés à la France et le chaos politique et sécuritaire qui s'en sont suivis, auront abouti à un quasi  démantèlement des structures socio-économiques et institutionnelles de l'Etat algérien et à la dislocation de notre Société. Ce qui a eu pour conséquence l'émergence d'une oligarchie hétérogène, de nature à la fois militaro financière, compradore, régionaliste et antinationale qui a tôt fait de se fondre dans le clan des Bouteflika, dès qu'il est devenu manifeste qu'on y lavait encore "plus blanc"…, question clientélisme, corruption et félonie. Il suffit de rappeler les liens d'amitié scandaleux et politiquement contre nature entretenus par M. Bouteflika et sa suite avec les Chirac, les Sarkozy et autres Hollande, pour rester uniquement sur le terrain de la France. Or, c'est précisément ce genre de relations extra étatiques qui faussent le fond du problème, en donnant l'illusion aux gouvernements français successifs, de pouvoir escamoter ad vitam aeternam, le sujet essentiel dans nos relations bilatérales, des crimes de guerre de la France coloniale, les Droits légitimes du peuple algérien à exiger la repentance. Une repentance mise à mal donc, par l'illégitimité-même d'un pouvoir politique préoccupé à rechercher une légitimation – au prix de graves abandons de souveraineté nationale  -  auprès de l'ex puissance coloniale. Dieu merci, cette mise en otage de nos dirigeants politico-militaires félons, ne saurait en aucune façon subroger le Peuple algérien de ses Droits. Pour la simple raison que ces Droits sont Imprescriptibles.

 

Post-scriptum :

 

Comme si la Providence voulait souligner davantage l'infamie de cet acte, il était écrit que cette participation malvenue de l'Algérie à ce défilé dans la capitale française, intervienne au moment-même où depuis une semaine, l'armée de l'Etat sioniste ne cesse de pilonne du matin au soir, les populations civiles de Ghaza,  faisant des dizaines de morts, des centaines de blessés et des milliers de populations déplacées. Sans parler de la folie destructrice d'une armée raciste et haineuse, qui s'acharne sur les hôpitaux, les maisons de handicapés, les écoles, les centrales électriques, les centres de distribution d'eau et autres infrastructures vitales. On nous dit que c'est "le seul Etat démocratique du Moyen-Orient".

… Sans oublier non plus, ce silence révoltant et lâche, de toute cette cohue de misérables "chefaillons" d'Etat arabes, perclus de leur propre peur, de leur propre lâcheté, de leur propre honte. Honte à vos "majestés" en stuc et à vos "Excellences" en formica ! Honte à vos "généraux" ventrus et à vos "maréchaux" suintants ! 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 06:53

Vous n'êtes pas le bienvenu à Alger, M. Jean-Marc Ayrault ! (*)

--  pas plus vous, que les croque-morts économiques et financiers qui vous accompagnent ! --

 

Trois visites d'Etat – M.M. Chirac, Sarkozy et Hollande – et une brassée de visites et autres déplacements de Premiers ministres, de ministres et d'envoyés spéciaux à Alger, depuis que M. Bouteflika est à la tête du pays ! Un M. Bouteflika clairement adoubé et soutenu par la mafia de la "françalgérie", que l'on appelle ici : "Hizb França".

 

Mieux que tout autre discours, ce constat suffit par lui-même à souligner la constance interventionniste, d'essence néocoloniale et revancharde, de la politique française, vis-à-vis de l'Algérie :

-           Une politique française qui tourne délibérément le dos au peuple algérien, en faisant l'impasse morale sur la nature illégitime du régime en place à Alger depuis le Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, perpétré en violation de la volonté du peuple algérien, par des généraux putschistes inféodés à la France ;

-          Une politique française irrémédiablement marquée par la malédiction du gène colonial qui lui fait préférer les arrangements clandestins et les compromissions mafieuses avec des dirigeants corrompus et félons, aux relations transparentes et honnêtes d'Etat à Etat, de Peuple à Peuple ;

-          Une politique française d'interventionnisme qui avance désormais à visage découvert, sous les traits du téméraire va-t-en-guerre M. Hollande, volant au secours de M. Bouteflika, son protégé – à moins que ce ne fût aussi, son généreux bienfaiteur… – en s'opposant clairement, (brandissant sans complexes, le chantage au TPI contre certains généraux du régime) à la mise en œuvre de la procédure  constitutionnelle algérienne d'empêchement du Chef de l'Etat algérien, dont il connaît pourtant parfaitement l'état de délabrement physiologique et intellectuel irréversible, apparemment propice aux intérêts d'une République française plus dévoyée que jamais.

 

Souvenez-vous en donc, M. le Premier ministre, car, si le peuple algérien, est aujourd'hui totalement marginalisé aussi bien par le régime illégitime en place que par ses partenaires extérieurs, associés à la curée économique et financière à laquelle notre pays est soumis depuis ces dernières années, ce peuple algérien, saura se souvenir de ces moments d'adversité, aussitôt qu'il aura arraché sa vraie liberté et sa pleine souveraineté, des mains des usurpateurs. Vos amis.

 

--- (*)

--- http://lequotidienalgerie.org/2012/12/17/factum-politique-a-lusage-du-president-francois-hollande-en-visite-detat-a-alger/

--- http://www.legrandsoir.info/factum-politique-a-l-usage-du-president-francois-hollande-en-visite-d-etat-a-alger.html

---  http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/sarkozy_pas_bienvenu.htm

--- http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&view=article&id=407:reponse-au-professeur-andre-savelli-hopital-du-val-de-grace&catid=19:dehbi-abdelkader

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 13:54

Ils ont osé !

 

L'annonce faite hier samedi 16 Novembre 2013, par le parti du FLN, qu'il portait son choix sur M. Bouteflika en tant que candidat pour un 4ème mandat consécutif, constitue à la fois,  un acte de mépris et une indécente provocation à l'égard du peuple algérien profond, en raison du profond délabrement physiologique et intellectuel à la fois de l'intéressé, fortement diminué par ses pathologies diverses.

 

Mais la disqualification de M. Bouteflika a des raisons beaucoup plus graves : Car, au-delà de ses problèmes de santé qui sont récurrents depuis 2005, et dans les méandres desquels la camarilla mafieuse et corrompue, pilotée par son frère Saïd Bouteflika veut entrainer l'opinion publique, c'est la disqualification MORALE du Chef de l'Etat et de son entourage, au regard de la longue liste de scandales financiers, de grande corruption et de forfaitures qui ont gravement entaché l'honneur de notre pays et blessé la fierté du peuple algérien.

 

Dans un pays digne de respect, c'est par-devant une Cour de Justice que le Chef de l'Etat et son entourage auraient à comparaître.

 

En effet, sans plonger dans la masse nauséeuse des dossiers de grande corruption et des gros scandales financiers portant sur des milliards de dollars volés et détournés au préjudice du peuple algérien, je demande publiquement au Chef de l'Etat, en ma qualité de simple citoyen ordinaire, de s'expliquer devant le peuple algérien sur DEUX points essentiels, qui sont d'ordre éminemment politique et qui constituent autant de forfaitures graves, aussi bien constitutionnellement que pénalement :

-           1.- sur son choix, de se faire soigner dans les Institutions hospitalières militaires françaises du Val de Grâce et des Invalides et d'y recevoir le Premier ministre et  le Chef d'Etat-Major, pour conférer avec eux sur des questions nationales hors du territoire national;

-           2.- sur l'autorisation sans restriction, accordée à l'aviation militaire française  pour le survol de l'espace aérien de l'Algérie, et l'assistance logistique corrélative, pour aller bombarder le Mali;

Des forfaitures caractérisées qui, dans un Etat de Droit digne de respect, auraient entrainé  M. Bouteflika et ses complices – civils et militaires – devant une Haute Cour de Justice de la République.

 

Question subsidiaire : quels sont les prix non déclarés, qui restent à payer par l'Algérie en contrepartie de ces forfaitures ?

 

Des forfaitures qui ont gravement fissuré l'Unité de l'Armée Nationale Populaire, cette Institution héritière de l'Armée de Libération, et dont la vocation n'est pas, et n'a jamais été celle d'être une armée auxiliaire d'une quelconque armée étrangère. Et a fortiori de l'armée de l'ex puissance occupante de notre pays, dans ses aventures au Mali voisin, sous couvert d'une prétendue lutte "anti-terroriste" dont les intrications complexes cachent mal les desseins néocoloniaux, teintés de Croisade contre l'Islam, nourris par un Occident atlantiste et sioniste aux abois et en quasi faillite socio-économique et morale.

 

L'heure est à l'union sacrée de tous les citoyens et citoyennes pour barrer la route par tous les moyens légitimes et non-violents, à la déviance mentale d'un pouvoir biologiquement dégénéré, politiquement déliquescent et moralement corrompu, dont la criminelle fuite en avant  constitue une menace réelle, imminente et mortelle pour la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale du pays et l'unité du peuple algérien.

 

 

 

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 15:25

Monsieur l'ambassadeur,

 

Ayant été invité par la fondation Cordoue de Genève pour animer une Conférence, je me suis rendu ce matin 25 Septembre 2013 à 9h10, aux guichets du Consulat Suisse à Alger, muni des justificatifs suivants :

 

-           Invitation de la Fondation Cordoue de Genève, pour contribuer à une conférence-débat

et comportant engagement d'hébergement et de défraiement;

-           mon passeport en règle et 2 photos;

-           ma carte de crédit American Express valide jusqu'en 2016;

-           attestation de compte en devises crédité de 3500 Euros;

-           Télex de réservation Alger-Genève-Alger, sur Air Algérie;

 

Comme la préposée me fit savoir que ce dossier n'était pas complet, j'ai demandé à voir le ou la responsable du Service. Après quelques seconde d'absence, la préposée revint, flanquée d'une dame suisse d'un certain âge, passablement avinée – vous me permettrez cette remarque –  pour m'apostropher derrière le guichet, en me demandant de produire un justificatif de mes "ressources en Algérie" (!) et que je n'avais qu'à lire sur le site Internet du Consulat, les conditions exigées pour un visa en Suisse.

 

Devant tant de mépris et d'arrogance à l'égard d'un citoyen algérien ordinaire, de la part d'une personne censée être "diplomate suisse" j'ai repris mon dossier en lui faisant remarquer à haute voix, et devant les quelques six ou sept personnes présentes dans le hall du 1er étage, combien j'étais écœuré de voir tant de discrimination dans le traitement des citoyens algériens, selon qu'il appartinssent à la catégorie des citoyens algériens ordinaires ou à celle de la nomenklatura des gros truands de la grande délinquance du système politique militaro financier, détenteurs de gros coffres en Suisse. En lui lançant en guise d'au-revoir avant de partir : "C'est peut-être le général Nezzar, le criminel de guerre que votre pays n'a pas osé arrêter en Suisse qui met ses coffres suisses à ma disposition, non ? !...

 

Monsieur l'ambassadeur,

 

Vous me pardonnerez peut-être mon manque de… diplomatie, mais quand une espèce de vieille chipie manifestement éthylique vous toise du regard par-dessus vos 76 ans et par-dessus toute une vie au service de votre pays, vous demande de justifier de vos ressources, dans votre propre pays, avouez qu'il y a de quoi enrager. Surtout quand on sait par ailleurs – la vox populi d'Alger, croyez m'en, est certainement beaucoup plus honnête et mieux informée que les médias outre-Méditerranée… – qu'en plus des gros bonnets – civils et militaires – détenteurs de gros coffres en Suisse, il y a aussi, toute une catégorie de petits mafieux, trafiquants en tous genres qui eux, n'ont jamais de problème de visa. Comment pourrait-on l'expliquer, M. l'ambassadeur sans se poser de graves interrogations ?

 

Je me souviens encore du temps de ma jeunesse quand la Suisse accueillait généreusement sur  son sol, les chefs de la Révolution algérienne à l'occasion des pourparlers des Rousses, puis d'Evian près de leur frontière. Une Suisse – alors vraiment "au-dessus de tout soupçon" –  qui symbolisait un neutralisme politique, d'essence hautement humaniste et morale, puisant ses fondements dans l'Histoire-même de la longue tradition de lutte pour la liberté, la démocratie et la paix entre les nations que symbolisait votre pays.

 

Bien entendu, c'est moins au représentant d'une nation étrangère dans mon pays qu'à mon propre gouvernement, rongé par l'impuissance où l'ont conduit les sentiments de sa propre illégitimité, et sa propre corruption, de sa propre culpabilité, que j'adresse mes griefs, au regard de la situation qui est faite depuis toutes ces dernières années dans les officines de la quasi-totalité des chancelleries européennes, à mes compatriotes candidats à l'obtention d'un visa, pour tel ou tel pays de l'espace de Schengen ; comme s'ils étaient tous des délinquants potentiels ou des fraudeurs potentiels, alors que les vrais voleurs, les vrais criminels de guerre – je veux dires leurs petits télégraphistes, leurs vaguemestres – sont reçus avec des égards.

 

Dans quel monde vivons-nous donc M. l'ambassadeur ?

 

Je vous prie de croire M. l'ambassadeur, à ma considération.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 00:03

Il n'y a plus place pour le silence !

Lettre d'un citoyen ordinaire à ses concitoyens

et accessoirement, à l'adresse de M.M. Bouteflika et consorts

 

Les dernières mesures annoncées par la présidence de la république et portant sur le remaniement du gouvernement ainsi que sur d'importants transferts d'attributions au sein du ministère de la Défense nationale, avec à la clé, l'éviction des deux chefs principaux du DRS – les généraux Médiène et Djebbar – semblent constituer un tournant décisif dans la guerre intestine du régime, opposant le clan des Bouteflika à celui du DRS. Encore qu'il soit hautement probable qu'il s'agit ici, d'une simple première manche remportée par le clan Bouteflika…

Ce constat ne constitue en rien, un quelconque parti pris – loin s'en faut ! – en faveur du clan des généraux évincés du DRS. Et pour cause !, quand on sait qui est le général Mohamed Médiène dit Toufik, qui a été l'un des commanditaires principaux – avec les Larbi Belkheir, les Nezzar, les Lamari et autres généraux putschistes morts ou encore vivants –  de tant de tragédies humaines dans ce pays, durant la décennie noire. Quand on sait aussi, que ledit général Mohamed Médiène a lui-même commis la même forfaiture vis-à-vis de sa fonction, en se rendant à la convocation de ses maîtres de Washington, pour assister au  "spectacle" lugubre du 11 Septembre 2001, ainsi que l'a cité nommément dans ses mémoires, M. Georges Tenet ancien Directeur de la  CIA (cf : page 174 "At the center of the storm")

Une chose est sûre, les citoyens ordinaires, eux, n'ont aucune raison, ni de se réjouir, ni de regretter ces changements purement internes, intervenant au sein d'un pouvoir honni. Tant il est vrai, faut-il le souligner, que le seul changement auquel aspire le peuple profond, indigné et révolté par tant d'impérities, d'injustices, et de corruptions au sommet de l'Etat, c'est l'abolition radicale du régime, dans toute ses composantes, à la fois humaines et institutionnelles et la restitution au Peuple algérien, de sa souveraineté légitime ; une souveraineté dont il a été constamment spolié par les différents pouvoirs qui se sont succédés.

Car, en ce début de Septembre 2013, plus de vingt et un ans après le Coup d'Etat criminel du 11 Janvier 1992, perpétré par la junte des généraux "dafs" putschistes contre la volonté du peuple algérien, démocratiquement exprimée en faveur du Front Islamique du Salut, nous assistons à une nouvelle forme de Coup d'Etat de palais…Un putsch soft, sur le mode "complotiste" et dont la trame aura été patiemment tissée, tout au long de l'hospitalisation, puis de la longue convalescence du Chef de l'Etat à Paris, par les principaux protagonistes. En particulier le Chef de l'Etat, flanqué de son frère Saïd Bouteflika, ainsi que le général Ahmed Gaïd-Salah, Chef d'Etat-Major de l'ANP sous le parrainage trop zélé pour être honnête, de représentants de l'ex-puissance coloniale aux allures de barbouzes –  entre les murs lambrissés de l'Hôtel des Invalides-sur-Scène…

Ce qui s'y est dit, ce qui s'y est conclu, ce qui s'y est échangé en termes de contreparties et autres deals politico-économiques sulfureux Dieu Seul le sait ; même si les faits immédiats et les évènements en marche, semblent d'ores et déjà commencer à en révéler la grave teneur :

A savoir que des responsables politiques algériens, occupant les plus hautes fonctions civiles et militaires au sommet de l'Etat, ont volontairement accepté de délibérer hors du territoire national, de questions purement nationales, relevant exclusivement de la souveraineté nationale en présence d'officiels étrangers, en l'occurrence des représentants de l'ancienne puissance coloniale.

Le fait d'impliquer l'ex puissance coloniale dans les luttes internes au régime, et par contre coup, dans nos affaires nationales, constitue 0en soi, un acte d'une extrême gravité, un acte politiquement irresponsable et moralement condamnable ; un acte qui relève d'une qualification pénale, pour le moins équivalant au crime de forfaiture, crime prévu et puni par les Lois de notre pays.

Jamais de mémoire d'algérien, les manœuvres bassement politiques et les calculs méprisables, dictées par de sordides considérations d'intérêts de clans, ne sont allés aussi loin dans l'indignité et l'infamie. Avec cette menace potentielle – ce qu'à Dieu ne plaise – qui pèse désormais sur l'unité de la seule Institution encore debout dans ce pays : l'Armée Nationale Populaire dont le sort vient d'être confié à un homme quasi sénile, totalement inculte et outrageusement corrompu, et qui n'éprouve par ailleurs, aucun complexe à siéger au nom de l'Algérie dans des instances internationales de haut niveau intellectuel comme l'OTAN, dont on se demande ce qu'il peut bien y faire ou dire…; aussi bien lui que l'ANP elle-même d'ailleurs.

Une armée nationale populaire dont la vocation n'a jamais été, à ce que nous sachions, ni d'être une force supplétive au service des desseins de domination de l'impérialisme sioniste et de sa machine de guerre atlantiste, avançant sous le masque de la "guerre contre le terrorisme", ni encore moins,  d'être une armée de janissaires au service des délires dynastiques et paranoïaques du Chef de l'Etat, de sa fratrie et de toute cette cour des miracles adventice, telle une génération spontanée d'individus sans autres foi ni loi que celles de l'opportunisme servile et dévertébré, dépourvu de tout sens civique et de toute fibre patriotique, offerts aux plus offrants.

C'est dire une fois de plus, combien aujourd'hui plus que jamais auparavant, c'est tout le régime politique en place, bâti sur le mensonge et la violence, la rapine et la félonie, qu'il s'agit d'abolir, si l'on veut reconstruire; une Algérie libre, maitresse de son devenir, de sa volonté politique, de ses diversités humaines et culturelles et de ses ressources naturelles du sol et du sous-sol, qui ne sont la propriété, ni d'une famille, ni d'un clan, ni d'une classe sociale, ni d'une hiérarchie militaire quelconque ; en un mot, une Algérie authentiquement démocratique et libre où la souveraineté ultime appartient au peuple algérien et à lui seul.

Ces mesures subites d'évincements dans le clan adverse, couplé à des nominations de fidèles serviteurs du palais, qui contrastent singulièrement avec une longue période d'hibernation politique aura surpris les plus avertis et constituent l'annonce incontestable d'un verrouillage du jeu politique en vue de l'échéance d'Avril 2014. Seul problème, c'est que ces mesures sont censées être opérées par un homme invalide, assisté 24 heures sur 24, par une forte équipe médicale française, manifestement mise à disposition, par le gouvernement français. Ce qui ne laisse pas de poser au citoyen, des interrogations légitimes sur les mains - de l'intérieur et/ou de l'extérieur – qui sont derrière ce branle-bas.

Les nombreux non-dits de ce Coup d'Etat de palais, qui semble piloté en sous-mains par l'ex puissance occupante doivent interpeler dans l'urgence la conscience morale et la fibre patriotique de chaque citoyen et de chaque citoyenne, toutes catégories sociales et professionnelles, et toutes générations confondues ; en particulier les intellectuels de ce pays et les jeunes générations qui doivent bien prendre toute la mesure d'une situation dont l'enjeu capital est le destin de l'Algérie, l'unité du peuple algérien, l'unité du territoire algérien et l'unité de l'armée en tant qu'unique Institution nationale capable de faire front face aux forces prédatrices conjuguées, du néocolonialisme et du grand capital apatride, de leurs réseaux et de leurs relais dans notre pays.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 20:44

Algérie : Un Etat momifié.

Dans la foulée de l'infâme désignation d'un truand délinquant, à la tête du FLN, et de l'indignation généralisée que cette désignation a soulevée dans l'opinion algérienne, force est de constater que malgré des moments de découragement amers, et plus que tout autre indicateur, cette indignation générale des algériens de tous bords politiques, constitue de mon point de vue la meilleure preuve que le régime illégitime, criminel et corrompu en place, est loin d'avoir gagné la partie contre la conscience citoyenne du peuple algérien, dans sa grande majorité.

En fait, l'un des problèmes cruciaux de nos sociétés musulmanes, en particulier dans la sphère de nos sociétés maghrébines, c'est la défaillance, sinon l'échec, de la société civile – considérée comme un échantillon de la société globale – dans son rôle de relai de transmission et de diffusion, entre les élites du peuple et les bases populaires : les élites proposant des analyses et des options de revendications ou d'actions ; et les bases populaires acquiesçant à ces analyses et à ces options ou les contestant.

D'autant plus qu'aujourd'hui, à l'heure de la communication électronique et des réseaux sociaux, on ne peut plus continuer à incriminer la mainmise – même si elle est réelle au demeurant – des pouvoirs en place sur la quasi-totalité des différents supports médiatiques.

Il faudra juste surmonter certaines questions techniques et organisationnelles ; comme par exemple la question de langue, en privilégiant autant que faire se peut, l'usage de la langue arabe – et pourquoi pas la langue amazighe ? – qui sont accessibles au plus grand nombre, avant le français, puis l'anglais ; les différents dédiés à la politique nationale pourraient par exemple sélectionner les messages (articles, commentaires, appels, pétitions,…etc.) les plus importants pour les traduire, à l'usage des monolingues. A cet égard, une cellule de quelques citoyens et citoyennes volontaires pour de telles traductions, serait la bienvenue dans ces sites.

Pour revenir au problème national qu'est la quasi vacance actuelle du pouvoir au sommet de l'Etat algérien, un préalable s'impose, celui d'un nécessaire moratoire à observer par tous sur les analyses redondantes d'une situation sociopolitique et économique manifestement catastrophique de notre pays et dont les responsables sont connus surabondamment. Une situation qui requiert l'action de tous et non les analyses des uns et des autres. Tout le monde est désormais d'accord sur les responsabilités historiques – bien qu'à des degrés divers – des responsables politiques qui se sont succédés depuis 1962 au sommet de l'Etat et des différentes Institutions qui le composent en commettant non seulement des fautes politiques, mais parfois de véritables crimes.

Aujourd'hui, la plupart d'entre ces responsables sont morts et relèvent donc du jugement de l'Histoire; et en tout cas, du jugement du Juge Suprême. Ceux qui sont encore en vie, sont biologiquement disqualifiés pour prétendre désormais, exercer la moindre fonction politique. Cette remarque inclut bien évidemment le Chef de l'Etat actuel, M. Bouteflika, un homme aujourd'hui gravement diminué physiquement et moralement discrédité, mais dont le clan mafieux, corrompu et anti national, avec à sa tête son frère Saïd, s'acharne  désespérément – y compris par la corruption, la menace ou le terrorisme politique – à obtenir un 4ème mandat !!!

Oui, vous avez bien lu : 4ème mandat… Parce que, dans ce milieu d'individus voraces et pourris, sans foi ni loi, insensibles à toute valeur morale, la honte, la pudeur, la crainte du ridicule, ça ne fait pas partie de leurs concepts, de leur culture, de leur langage…

Ajoutez à cela la peur morbide qu'ils éprouvent à l'idée de perdre leurs privilèges, leurs immunités, leurs protections, en perdant le pouvoir et l'impunité qui va avec, c’est-à-dire en se faisant rattraper par leurs crimes, leurs détournements, leurs prévarications. En se retrouvant du jour au lendemain, face à ces mêmes magistrats qui, hier, leur obéissaient sur un claquement de doigts, sur un coup de téléphone, mais qui demain, auront d'autres maîtres à servir… Parce que c'est hélas la règle du jeu dans nos pays. Parce que c'est le tribut que paie un pouvoir judiciaire – nominalement indépendant –  mais qui s'est laissé dominer, voire quasiment domestiquer par un Exécutif régalien qui sait manier les promotions des uns, les convoitises des autres et la corruption de tous.

C'est dans un tel cloaque politiquement sulfureux et moralement nauséabond, que se meuvent les protagonistes qui se partagent aujourd'hui le pouvoir en Algérie :

-           le clan des généraux putschistes cherchant coûte que coûte à enterrer définitivement, toute éventualité de poursuite et de condamnation par devant un TPI ad hoc, pour les crimes imprescriptibles qu'ils ont commis contre le peuple algérien durant la "décennie noire";

-           le clan des Bouteflika, cherchant coûte que coûte à échapper aux responsabilités pénales encourues par la majorité des barons du clan, en vertu des détournements qu'ils ont perpétrés les uns et les autres durant de longues années et portant sur des  sommes colossales.

Et c'est à l'aune de ce constat que les citoyens et les citoyennes devraient appréhender et analyser l'équation posée par ce "partenariat du diable" où chacun des deux clans cherche à faire couler l'autre, sans jamais prendre le moindre risque de se faire entrainer avec lui par le fond !

Nous tenons ici une explication plausible, parmi d'autres explications connexes, à cette situation d'"Etat momifié" dans laquelle notre pays semble avoir été plongé par accord tacite entre les partenaires criminels – civils et militaires confondus – qui se trouvent au sommet du pouvoir. En faisant montre comme d'habitude, d'un mépris criminel à l'égard des intérêts supérieurs du peuple et de la nation algériens, aussi longtemps que ce statut quo mortifère continue de servir leur propre cause.

En d'autres termes, il y va de la responsabilité de toutes les consciences vives de ce pays – hommes et femmes de toutes générations, élites et citoyens de base, civils et militaires de tous grades, cadres supérieurs et simples fonctionnaires, acteurs publics ou acteurs privés – et quelles que soient leurs convictions religieuses, leurs idéologies, leurs chapelles politiques,…etc. de s'unir autour du SEUL IMPERATIF qui doit compter : Sauver l'indépendance et les intérêts de notre pays, aujourd'hui gravement menacés par la guerre des clans qui se déroule au sommet d'un pouvoir indigne, déliquescent, hors de contrôle et capable de tout pour sauver leurs propres intérêts et leur propre sécurité. Y compris le sacrifice du pays, de ses hommes et de ses ressources, sur l'autel de leurs protecteurs occidentaux.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 19:22

La visite d'Etat du président français en Algérie aura été in fine, un marché de dupes insultant pour le peuple algérien qui attendait du représentant de la France, un acte politique courageux et solennel de repentance historique et non pas qu'il se prêtât à ces affligeantes et indignes mascarades folkloriques d'un autre âge, rappelant les sinistres souvenirs des temps coloniaux et que M. Bouteflika a osé dérouler aux pieds de son hôte français, dans le mépris le plus total des ressentiments anti coloniaux profondément ancrés dans la mémoire de la majorité du peuple algérien.

Et ça ne seront sûrement pas les incantations creuses d'un Monsieur François Hollande – oubliant pour un instant qu'il est le fils de son père, ancien chef OAS – faussement compatissant sur les souffrances du peuple algérien durant la période coloniale, devant une Assemblée censément "Populaire et Nationale", qui effaceront l'affront que constitue cette visite, totalement négative pour notre pays. Sans oublier de relever cette véritable escroquerie morale que constitue l'annonce surmédiatisée de l'installation d'une usine "Renault" sur le territoire national, alors qu'il s'agit d'un simple atelier de quincaillerie, employant moins de 400 ouvriers pour la première année !  

Mais ce n'est pas tout hélas !

Grâce au site sioniste des "étudiants juifs de France" :

http://uejf.org/blog/2012/12/21/luejf-a-pu-se-rendre-en-algerie-grace-a-la-visite-detat-de-francois-hollande-et-a-rencontre-des-etudiants-algeriens-a-luniversite-aboubrak-belkaid-a-tlemcen/

on vient d'apprendre qu'une délégation quasi clandestine de l'Union des Etudiants Juifs de France – UEJF –  a été emmenée dans les bagages de Monsieur François Hollande à Tlemcen pour y avoir des "contacts" avec des étudiants algériens, alors que chacun sait que cette association sioniste est l'une des nombreuses associations sionistes directement contrôlées par le fameux CRIF, fer de lance du lobby judéo-sioniste en France et chef d'orchestre des incessantes campagnes politico médiatiques contre l'Islam et l'immigration musulmane en France et en Europe.

……………………………………………………..

 

Texte de l'article :

 

Nos Valeurs L’UEJF au service des étudiants Les étudiants juifs solidaires. Un acteur de la Cité. La préservation de la Mémoire. Un observateur particulier du Proche-Orient. Faire connaître et diffuser la culture et la religion juive….

 

En ce moment, L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’Etat de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaïd à Tlemcen Les Universités d’hiver de l’UEJF du 23 au 30 Décembre aux Orres. L’UEJF se rend à Athènes du 14 au 16 décembre, à la rencontre de la Communauté juive et pour participer à la marche contre le racisme, l’antisémitisme et le néo-nazisme initiée par l’EGAM L’UEJF salue la décision du recteur d’académie de Toulouse d’ interdire le meeting « Palestine vaincra » prévu à l’université Toulouse-Le Mirail samedi L’UEJF dénonce la supercherie haineuse de la fausse pétition de footballeurs contre la tenue de l’Euro 2013 moins de 21 ans en Israël .L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’état de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen

21 décembre 2012 Communiqués L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’état de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen

 

L’UEJF était représentée à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen lors de la cérémonie de remise du diplôme honorifique de doctorat Honoris Causa au président de la République française. Elle a pu rencontrer les organisations étudiantes algériennes en vue de la préparation d’un voyage de rencontres étudiantes franco-algérienne.

 

La visite du Président de la République a permis à l’UEJF de faire partir sa première délégation en Algérie depuis l’indépendance.

 

L’UEJF salue le discours de François Hollande ayant rappelé l’apport de la communauté juive de Tlemcen à ce pays ainsi que l’importance de l’engagement de la jeunesse dans le travail d’histoire et de mémoire.

 

Pour Jonathan Hayoun, Président de l’UEJF : « Cette visite permettra aux jeunes français et algériens de toutes origines et de toutes confessions de pouvoir ensemble travailler à une meilleure connaissance de l’histoire. Nous organiserons un prochain voyage réunissant étudiants et représentants de la société civile. « La paix des mémoires » dont parle le Président de la République ne pourra se réaliser qu’avec un désir fort de connaissance et de dialogue des jeunes Français et Algériens. Ce travail ne pourra occulter l’exil des Juifs d’Algérie. »

……………………………………………………………….. fin de l'article…………………..

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:56

Factum politique à l'usage du

président François Hollande en visite d'Etat à Alger

 

 

Monsieur le président,

 

Votre visite imminente au pouvoir politique en place à Alger, que vous savez illégitime et mafieux à plus d'un titre, me donne l'occasion à travers ce factum politique, de m'adresser aussi, à une opinion publique française trop souvent abusée par les mensonges, les manipulations ou les silences, d'une désinformation sournoisement orchestrée par les médias, les lobbies autres relais de l'Ordre dominant, dont la France officielle est partie intégrante ; un Ordre dominant, usurpant le statut de "Communauté Internationale" pour mieux dissimuler sa vraie nature d'idéologie hégémonique impérialiste, sioniste et raciste, fondée sur les postulats détestables de l'exploitation, du bellicisme et de l'exclusion ; un Ordre dominant, parfaitement conscient des nouvelles donnes géostratégiques, doublées d'une conjoncture de crise économique persistante annonçant la fin prochaine de sa suprématie, qui semble reparti pour un tour, dans une nouvelle ère de Croisade contre l'Islam et le monde musulman pour tenter une fois de plus d'en contrôler les ressources, tout en cherchant à en empêcher l'inexorable renaissance, en tant qu'alternative idéologique, humaniste et morale crédible, contre le règne de la violence, de l'argent et de la chair qui ravage une société occidentale, désormais en phase historique décadente.

 

Une nouvelle ère de Croisade contre l'Islam et le monde musulman essentiellement tendue sur quatre directions:

 

1./ L'instrumentalisation politique du "terrorisme" réel ou souvent préfabriqué dans les officines de l'Ordre dominant et amplifiée à souhait, par les médias aux ordres pour briser psychologiquement chez les citoyens de base dans nos pays, toute volonté d'activité politique ou de résistance contre l'injustice et l'arbitraire des puissants, à l'intérieur comme à l'extérieur, et les décourager contre toute revendication pour le respect de leur dignité humaine, de leur liberté et de leurs droits civiques qui sont les conditions incontournables pour l'instauration d'Etats de Droit et d'Institutions authentiquement démocratiques dans nos régions ;

 

2./ L'encouragement, voire la mise en place, si nécessaire par la violence dans nos pays – et l'exemple du pouvoir en place à Alger en témoigne – d'un réseau de régimes politiques supplétifs et corrompus, véritables satrapes des temps modernes, totalement inféodés aux intérêts des puissances de l'Ordre dominant qui les protège en retour, contre leurs propres peuples qui leur dénient toute légitimité ;

 

3./ L'instauration de contrôles multiformes – à travers leurs officines, leurs chancelleries et leurs réseaux bancaires et financiers –  sur nos économies nationales pour les maintenir dans la dépendance et la surveillance de nos ressources financières et de l'usage qui en est fait, pour compromettre tous les investissements dans des secteurs éminemment stratégiques comme l'Education, la Santé ou l'Agriculture, tandis que les budgets des équipements militaires et sécuritaires sont surdimensionnés et constituent une véritable hémorragie nourrissant les marchands de canons et autres industriels de la mort ainsi que leurs complices compradores;

 

4./ L'exclusion par la marginalisation à l'intérieur ou l'exil sur l'étranger, de nos plus brillantes élites intellectuelles et de nos meilleures compétences scientifiques et techniques de standing international, que notre pays compte par dizaines de milliers, pour les tenir éloignés du champ des responsabilités politiques et de la gestion des affaires publiques Ceci afin de maintenir dans nos pays, le règne de la médiocrité, de la vénalité et de la trahison. Sauf le respect que l'on doit avoir pour une frange infime de cadres supérieurs de la nation, civils et militaires confondus, constituée par d'authentiques patriotes intègres et compétents, que les hasards de carrière ont fourvoyés dans les structures d'un Etat malade.  

 

La France complice du régime algérien

 

Monsieur le président,

 

Tout a été dit ou presque sur la tragédie algérienne des années 90. Des centaines, peut-être des milliers de documents, de témoignages, de livres, en arabe comme en français et dans d'autres langues, ont été écrits sur le long calvaire du peuple algérien, isolé du monde extérieur, sans défense et sans recours, faisant face les mains nues  aux lois martiales barbares de ses bourreaux grisés par leur pouvoir ; des soudards "patricides" , pétris de complexes et débordant de rancune contre leur propre peuple. Un long calvaire souvent vécu par les algériens entre la désinformation et le blackout le plus total des médias aux ordres, en Algérie comme en France.

 

Vous permettrez donc, Monsieur le président, au simple citoyen algérien que j'ai la fierté d'être, de vous dire crûment combien votre visite à Alger, tout autant que les visites officielles de vos deux prédécesseurs – M. Chirac en 2003 et M. Sarkozy en 2007 – ou celles d'autres leaders européens, étasuniens ou de l'Otan, témoigne une fois de plus, de la grave crise morale qui gangrène aujourd'hui plus que jamais auparavant, les puissances occidentales dont la France en particulier, volontiers donneuse de leçons de démocratie, de liberté, voire d'éthique politique… en tant que ces visites d'officiels occidentaux, sont perçues par une large frange du peuple algérien, comme de véritables forfaitures politiques et morales faisant hypocritement l'impasse, pour de basses considérations d'intérêts – pas toujours d'ordre public d'ailleurs – sur les terribles préjudices humains et matériels infligés au peuple algérien, tout au long des années 90 et dont certains relèvent de la qualification de Crimes de Guerre, du fait du pouvoir politique en place auquel vous vous apprêtez à rendre visite ; un pouvoir illégitime et mafieux,  issu – excusez du peu – d'un double Coup d'Etat :

 

-- Celui  du 11 Janvier 1992, perpétré par une junte de généraux putschistes, avec la complicité servile de leurs mentors civils, les "démocrates" autoproclamés, contre la volonté souveraine du peuple algérien qui venait d'élire démocratiquement en Décembre 1991, une large majorité parlementaire, sous les couleurs du Front Islamique du Salut ;

 

-- Celui du 15 Avril 1999, abusivement qualifié d'"élections présidentielles", portant à la présidence de la République, un candidat unique, M. Bouteflika, désigné par les généraux putschistes aux termes d'un deal immoral et honteux, conclu par-dessus la tête du peuple algérien et de l'intérêt de la Justice ;

 

Pour ce qui est du premier Coup d'Etat, j'en rappelle brièvement le bilan effroyable, dûment documenté par de nombreuses associations nationales ou ONG étrangères et s'établissant pour la période 1992 / 1999, que les algériens ont coutume de qualifier de "décennie noire" à plus de 200.000 morts; entre 15.000 et 20.000 "disparus"; des populations entières meurtries, sinistrées et déplacées, par centaines de milliers. Ce bilan désastreux, tant au plan humain et moral qu'au plan matériel est la conséquence directe des décisions et actes originels qui ont accompagné le Coup d'Etat, à savoir :

 

-- destitution du Chef d'Etat légitime du pays, le défunt président Chadli Bendjedid, mensongèrement maquillée en "démission";

-- proclamation inconstitutionnelle d'un Etat d'Urgence qui s'est révélé meurtrier en autorisant tous les excès de la violence d'Etat ;

-- désignation inconstitutionnelle d'un pseudo "Haut Conseil d'Etat" de 5 membres dirigé dans les faits par deux des généraux putschistes, Larbi Belkheir et Khaled Nezzar et présidé par le défunt Mohamed Boudiaf rappelé de son exil, le 16 Janvier 1992 et assassiné le 29 Juin de la même année, en pleine réunion publique télévisée depuis Annaba par ceux-là mêmes qui l'ont sollicité en croyant pouvoir le manipuler ;

-- instauration du couvre-feu dans les grandes villes pour couvrir toutes sortes d'exactions des forces sécuritaires ;

-- déportation dans le Grand Sud Algérien, par avions cargos et autres moyens de transport de l'armée, de plus de 15.000 citoyens accusés à tort ou à raison de "sympathies islamistes" et parqués dans 7 Camps de Concentration, parmi lesquels, l'ancien Site militaire de Reggane, où des centaines d'entre eux seront affectés à vie, par les radiations atomiques remontant aux essais nucléaires français des années 60 ;

-- rafles et arrestations massives, de jour comme de nuit, dans les quartiers populaires, contre les islamistes ou supposés tels et dont des milliers feront partie des 15 à 20.000 "disparus", ou feront l'objet d'exécutions sommaires, c’est-à-dire  extra-judiciaires ;

-- création de Tribunaux d'Exception, fonctionnant sur le mode des procédures expéditives et prononçant systématiquement les peines les plus lourdes, y compris les peines de mort ;

-- apparition ex nihilo, de milices et autres escadrons de la mort et de l'assassinat ciblé, commandités par les généraux putschistes et opérant sous faux pavillon des GIA et autres groupuscules dits "terroristes", infiltrés ou créés de toutes pièces, afin de faire basculer les opinions nationale et internationale contre les islamistes ; dans les pures traditions de la "guerre psychologique", car, comme par une étrange répétition à l'identique, des méthodes de la répression coloniale dans ses épisodes les plus sanglants, on retrouvera parfois à la tête de la répression anti islamiste – terrible ironie de l'Histoire ! – jusques aux mêmes soudards en chair et en os, reconvertis entre-temps, en "généraux" de l'armée algérienne, cassant du "barbu" ou du "tango" – comme ils disent entre eux pour brocarder les islamistes –  comme il cassaient naguère du "fellaga" aux cotés des tortionnaires de Bigeard et autres Aussaresses ;

-- massacres effrayants par leur sauvagerie, dans des agglomérations isolées ou à la périphérie des grandes villes, de populations civiles innocentes par centaines – en majorité des femmes et des enfants – soupçonnées de "sympathies islamistes", à l'exemple de ceux qui se sont déroulés dans le courant de l'été 1997 dans la banlieue d'Alger, à Bentalha ou à Raïs entre autres et qui ont soulevé l'indignation du monde entier. Au point de des voix autorisées de personnalités et autres organisations internationales militant pour les Droits de l'Homme, ont commencé à exiger haut et fort, une enquête internationale indépendante, pour faits de Crimes de Guerre contre les responsables de tels massacres.

 

Cette dernière tragédie a suscité une immense émotion dans une opinion internationale effrayée par l'ampleur et la sauvagerie des massacres. Un peu partout dans le monde, des voix de personnalités, et pas des moindres, se sont élevées pour exiger une enquête indépendante et l'instauration d'un Tribunal Pénal International ad-hoc, pour juger les coupables de ces Crimes de guerre, dûment documentés, sur la foi de témoignages irréfragables enregistrés par de nombreuses associations nationales indépendantes et ONG internationales.

 

Elle a aussi constitué – cette dernière tragédie –  un tournant décisif dans le cours des choses, en ce sens que les généraux putschistes, pris de panique à l'idée de devoir rendre des comptes par devant un Tribunal Pénal International ad-hoc, ont cru pouvoir échapper aux poursuites pénales en concluant avec M. Bouteflika le deal immoral et mafieux cité plus haut et aux termes duquel, moyennant sa désignation reconductible à la tête de l'Etat algérien, celui-ci s'engageait à les amnistier au plan intérieur et à les protéger, au plan extérieur, contre toute poursuite judiciaire devant un Tribunal Pénal International ad-hoc, pour les Crimes Imprescriptibles commis durant la décennie noire. Un véritable marché de dupes, quand on sait que, d'une part, les Crimes de Guerre sont Imprescriptibles  et que d'autre part, en prenant part à ce deal mafieux, M. Bouteflika relève lui-même, aux yeux du Droit pénal, du chef d'accusation de complicité et d'entrave à la Justice, a fortiori, à la Justice internationale en matière de Crimes de Guerre !. Mais qu'importe, ce deal immoral a permis à M. Bouteflika, malgré son état de sénescence avancée et ses lourds handicaps de santé –  connus même par les médecins du Val de Grâce… – de tenir la dragée haute aux généraux qui l'ont fait roi, en les menaçant, chaque fois que l'un des membres de son clan familial ou politique était dénoncé pour corruption, de ressortir les dossiers de Crimes de Guerre les concernant.

 

Ainsi donc, et comme si les malheurs de sang et de larmes de la décennie noire n'y suffisaient pas, l'arrivée au pouvoir de M. Bouteflika et de son clan, a fait entrer l'Algérie de plain-pied, dans une nouvelle décennie noire : celle de la grande corruption qui ravage quotidiennement notre pays qui a été mis en coupe réglée entre clans au pouvoir, par la prédation au grand jour des biens publics, par le bradage des ressources du pays aux intérêts étrangers, par les pillages en règle du patrimoine national et l'éclatement à intervalles réguliers, d'énormes scandales financiers et de détournements hors échelle, à coups de milliards de dollars au préjudice du peuple algérien, à la faveur du relèvement substantiel des recettes pétrolières et d'une aisance financière sans précédent, dont les surplus en devises étrangères dépassent largement aujourd'hui, le seuil de 220 milliards de dollars, gérés sous la seule responsabilité de M. Bouteflika et son clan, dans l'opacité la plus totale sans qu'aucune Institution nationale ou Autorité publique de contrôle n'en connaissent ni les adresses financières, ni la structure fiduciaire,  ni les mouvements scripturaux, ni l'emploi, ni les profits générés. Ce qui constitue en soi, un cas de forfaiture gravissime, justifiant largement la mise en accusation publique du Chef de l'Etat lui-même, de son Gouvernement et du Gouverneur de la Banque d'Algérie.

Un Chef de l'Etat corrupteur qui achète tout,  y compris la paix sociale en dilapidant des sommes énormes dans une consommation effrénée n'ayant aucun impact économique intérieur mais profitant largement à la faune adventice d'une clientèle politique de parvenus, faite de compradores, de concessionnaires et autres nouveaux riches ; au grand dam de millions de familles démunies dont certaines en sont réduites à aller fouiller les décharges publiques. Un Chef d'Etat corrupteur, devenu maître dans la pratique exécrable et immorale des enveloppes et des "mallettes", généreusement distribuées sur fonds publics, pour acheter les servilités politiques à l'intérieur ou les silences et les complaisances des puissants à l'extérieur. Pour acheter aussi, le silence ou la complaisance de certains médias bien en vue, à l'exemple du "Monde" et autres "Nouvelobs", pas très regardants sur le chapitre de la déontologie professionnelle, qui ont récemment rewrité de vulgaires pages publicitaires à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance – probablement rédigées à Alger même – et  payées rubis sur l'ongle par le clan Bouteflika à coup de centaines de milliers d'Euros, pour les transmuter en "reportages" journalistiques élogieux à la gloire d'un Chef d'Etat surréel, visiblement accroché par le syndrome de certains Ubus africains des années 70 de triste mémoire et caressant probablement des rêves impériaux et peut-être même, dynastiques…

 

En finir avec la "Françalgérie" néocoloniale.

 

Monsieur le Président,

 

La tragédie humaine qu'a vécue l'Algérie durant les années 90,  n'a nullement empêché les gouvernements français successifs de protéger leurs anciens soudards coloniaux, promus généraux en Algérie, en fermant les yeux sur les pires de leurs exactions, de leurs crimes,  relevant quasiment tous, de la qualification de Crimes de guerre, c’est-à-dire du ressort d'un TPI ad-hoc. Pis encore, ces gouvernements français successifs ont parfois commis de véritables actes de forfaiture, relevant du délit d'entrave à la Justice, comme ce fut le cas pour le général Khaled Nezzar, chef de la junte, aujourd'hui sous le coup d'une instruction judiciaire en Suisse, du chef d'accusations graves et documentées, pour fait de Crimes de Guerre… alors qu'en Avril 2001, ce même général – sur les instances pressantes de M. Bouteflika –  avait été scandaleusement soustrait à la Justice française et exfiltré sur l'Algérie par le gouvernement socialiste de cohabitation, alors dirigé par votre ami M. Jospin, qui a ainsi déshonoré la signature de la France, pays qui a ratifié la Convention de New York de 1984 contre la torture.  

Ce qui laisse planer de graves interrogations, sur la nature réelle des relations entre Paris et le régime en place à Alger depuis le putsch de Janvier 1992.

 

 

Monsieur le Président,

 

Pardonnez-moi d'emprunter ici, l'heureuse et pertinente formule de la "Françalgérie", pour dénoncer une fois de plus, la collaboration extra-institutionnelle et contre-nature, inacceptable, entre les barbouzeries respectives des Services algériens et français, de la police politique et du renseignement, au nom du sempiternel et ô combien commode alibi, qu'est devenue la "guerre contre le terrorisme" – ce nouveau monstre du Look Ness – qui continue de couvrir tant d'exactions et tant crimes. L'expression de "guerre contre le terrorisme", cachant mal un encodage occidental sournois, pour désigner une véritable Croisade contre l'Islam, doublée d'un redéploiement néocolonial avançant à visage découvert en appuyant inconditionnellement les régimes totalitaires  et corrompus dans nos régions, 

Une collaboration qui s'est singulièrement développée entre l'Algérie et la France, depuis le putsch de Janvier 1992, en-dehors du moindre contrôle, laissant de larges marges à l'arbitraire, à la manipulation et aux mensonges d'Etat, souvent nourris il est vrai – chaque fois qu'il s'agit de stigmatiser notre émigration ou l'Islam et les musulmans – par les propos irresponsables et incendiaires de vos propres ministres français de l'Intérieur, de Pasqua à Vals, en passant par les Sarkozy et autres Guéant, l'un y allant de son "Karcher" l'autre, portant des jugements d'ignare sur la Civilisation musulmane, quand l'autre crie désespérément sa fidélité éternelle – et quasi canine – à Israël sans que personne ne le lui ait demandé… Allez donc savoir là-dedans, qui est de gauche et qui est de droite… tant est devenue consensuelle et "politiquement correcte", la posture islamophobe en France.

Une collaboration qui est allée jusqu'à susciter de graves soupçons contre les Services algériens et français, portant sur l'organisation en commun, de criminelles manipulations de l'opinion publique, ainsi qu'en témoigne par exemple, la ténébreuse affaire de l'attentat terroriste de Juillet 1995, dit de la station Saint-Michel du RER à Paris, sur les circonstances duquel, aucune enquête publique parlementaire ou indépendante n'a été diligentée par les autorités françaises, pour confirmer ou démentir les graves accusations mettant en cause une manipulation criminelle organisée de concert, entre Services algériens et français, pour faire basculer l'opinion du peuple français contre les islamistes algériens établis en France ou qui y avaient trouvé refuge, afin d'échapper à la répression des milices et autres commandos, commandités par les généraux putschistes.

Sans oublier l'affaire dite des internés de Folembray où l'on vit, le 9 Novembre 1993, une opération "coup-de-poing-manipulation-spectacle" montée en coordination entre les Services algériens et les barbouzes du sulfureux Pasqua. Des policiers déboulant au petit matin et procédant brutalement aux arrestations dans leurs domiciles, devant parents, épouses et enfants, de dizaines d'algériens suspects de sympathies islamistes pour les transférer manu-militari dans une caserne de Folembray : une véritable forfaiture d'Etat, contre des algériens dont certaines résidaient depuis de longues années en France et y exerçaient régulièrement leur métier. A l'exemple de l'avocat, Me Ahmed Simozrag et de ses compagnons. d'exil, qui ont ensuite été arbitrairement exilés sans jugement et sans ressources au Burkina Faso où – faute de porter des patronymes sonnant comme Gilad Shalit –  ils continuent de moisir  depuis Août 1994, c’est-à-dire depuis 18 ans aujourd'hui, pour simple délit d'opinion islamiste, dans une indifférence criminelle totale des médias algériens et français, si prompts à larmoyer par ailleurs, sur le drame des chiens-perdus-sans-collier…  

Ce qui conduit à poser d'une manière globale, le drame humain de dizaines de milliers de familles algériennes, séparées du jour au lendemain d'un des leurs, en particulier parmi les universitaires, scientifiques et autres intellectuels, qui ont choisi l'exil forcé à leur corps défendant, pour échapper à la répression des polices politiques et/ou aux persécutions procédurières et tatillonnes de l'Administration publique, en raison de leurs opinions – pas nécessairement de sensibilité islamiste – hostiles au régime corrompu des généraux et de leurs servants civils et militaires. Ce drame est encore vécu à ce jour, par des milliers de familles, malgré l'imposture dite de la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" et de ses textes d'application scélérats qui prétendent interdire tout débat national sur la tragédie de la décennie noire, en exigeant par ailleurs, des exilés politiques désireux de rentrer au pays, un engagement écrit, à respecter des conditions dégradantes et indignes, restreignant leur liberté citoyenne, comme le fait de renoncer à faire de la politique. Ceci dans le but ignoble et criminel, de maintenir éloignés de leur patrie, des centaines, sinon des milliers de scientifiques et chercheurs de haut standing, dont beaucoup jouissent d'une réputation internationale, maintenant ainsi, une grande nation pleine de potentialités comme l'Algérie, sous la férule d'une dictature répressive de gérontes délabrés et corrompus, qui ont perdu tout sens du réel et toute légitimité. Y compris cette légitimité "historique" dont ils se gargarisent tant, mais dont ils ont trahi la cause et les principes moraux.

 

Je n'aurais pas l'inélégance ici, d'oublier de citer les victimes françaises de la décennie noire en m'interrogeant sur la signification de ce black-out officiel observé par les deux gouvernements, sur l'odieuse affaire de l'assassinat des moines de Tibhirine en 1996, qualifié laconiquement, de "bavure" par les uns ou de "coup fourré" entre Services parallèles par les autres…Tout cela, dans l'opacité et surtout, l'impunité la plus totale, de part et d'autre.

 

 

Repentance et Traité d'amitié vont de pair

 

Monsieur le Président,

 

Le gouvernement de la France ne pourra pas se dérober indéfiniment à son devoir de solder sa dette morale historique et donc imprescriptible, d'une repentance solennelle à l'égard du peuple algérien qui en est l'ayant-droit légitime et le récipiendaire exclusif. Une repentance  dont ne sauraient l'y subroger aucunes personnes physiques, ni aucunes instances ou institutions, qui parleraient illégitimement en son nom. En termes plus clairs, ni le Chef de l'Etat actuel, ni la junte clandestine des généraux putschistes, installés au pouvoir par la violence et la fraude, ne sont qualifiés pour en revendiquer le mérite ou en retirer de quelconques dividendes politiques.

Cette reconnaissance historique est en effet incontournable qui seule, pourrait lever les obstacles socio psychologiques accumulés tout au long de l'Histoire coloniale – et même récente… et constituera un nouveau fondement juridique et moral, véritable socle auquel pourront solidement s'arrimer, les futures relations entre nos deux pays, entre nos deux peuples, fondées sur des rapports d'égal à égal, dans le strict respect réciproque de la personnalité de chacune de nos deux nations et des intérêts mutuels bien compris entre nos deux pays, loin des discours de circonstance et de l'insignifiance des gesticulations deçà-delà, des saltimbanques de la politique, ceux de Paris comme ceux d'Alger. Des relations saines et apaisées donc, d'où seront bannies les dérives des collaborations opaques, des copinages scélérats et autres magouilles  extra-institutionnelles entre Services, relevant censément de deux Etats souverains, mais qui s'autorisent en l'absence de tout contrôle politique, à faire bon marché de la légalité, de la morale, des Libertés publiques et des Droits de l'Homme.

Ce qui pose immanquablement la question de l'illégitimité du pouvoir algérien aujourd'hui en place, contre la volonté souveraine d'un peuple qui ne l'a pas désigné pour le représenter.

            C'est vous dire combien, Monsieur le Président, à l'aune de ces nécessaires  préalables d'assainissement politique et moral, indispensables à la refonte des relations entre nos deux pays, entre nos deux peuples, des dossiers comme le "Grand traité d'amitié" que vous avez vous-même récemment évoqué, ou encore celui dit de l'Union pour la Méditerranée, font figure – pardonnez ma franchise – d'aimables gadgets politiciens, manifestement destinés à tromper son monde en escamotant la seule vraie problématique qui vaille qu'on s'y attelle honnêtement et loyalement en priorité : la moralisation et la normalisation des relations politiques et diplomatiques entre nos deux Etats : Une France qui n'aura pas à rougir d'une déclaration solennelle reconnaissant les crimes de la colonisation et ceux de la guerre d'Algérie, le sang des algériens n'étant en rien moins précieux que celui des juifs ou de toute autre communauté humaine martyrisée Une Algérie debout, souveraine et maîtresse de son destin, gouvernée par d'authentiques représentants du pays, tenant leur légitimité du seul peuple algérien.

           

Conclusion 

 

Monsieur le président,

 

Je ne conclurai pas cette interpellation, sans vous dire toutes les préoccupations et toutes les interrogations qui pèsent sur le peuple algérien à propos de la situation confuse et opaque qui règne au Nord du Mali ; à nos frontières Sud donc, où la seule éventualité d'une présence armée de la France ou de l'Otan, suscite de profondes inquiétudes dans la mesure où il ne se trouvera pas un seul citoyen algérien digne de ce nom, à qui l'on fera accroire que le déploiement de ces forces armées étrangères signifie autre chose qu'une menace imminente et concrète contre la sécurité de notre pays et la pleine souveraineté de notre peuple sur ses territoires et sur ses ressources naturelles ; une souveraineté reconquise sur le colonialisme, au prix d'un des plus grands tributs humains que l'Histoire des guerres d'indépendances ait jamais connus et que ce peuple est prêt à rééditer, par fidélité envers ses aïeux ; par loyauté envers les centaines de milliers de martyrs de la lutte anticoloniale et de la guerre de libération ; par obéissance aux commandements de l'Islam, sacralisant la défense de la patrie.

 

Car, par-delà les terribles blessures qu'a endurées et continue encore d'endurer le peuple algérien, du fait de la décennie de sang découlant du Coup d'Etat criminel du 11 Janvier 1992, perpétré par une poignée de généraux putschistes contre la volonté souveraine de ce même peuple, rares sont ceux parmi les citoyens de ce pays qui commettent la grossière erreur de confondre l'Institution militaire de notre pays qu'est l'Armée Nationale Populaire, et les généraux putschistes qui auront à répondre de leurs actes.

 

Ceci pour vous dire qu'il ne se trouvera pas un seul citoyen algérien digne de ce nom, pour penser que notre armée, héritière d'une Armée de Libération Nationale qui a laissé son empreinte dans l'Histoire de la décolonisation, puisse se transmuter en une espèce d'armée de mercenaires auxiliaire de l'Otan, en charge de contribuer aux desseins impérialistes manifestes des puissances occidentales. Et je me demande même, si les hommes du régime en place eux-mêmes oseraient le penser. -------------------- Signé : Abdelkader DEHBI.------------------------

 

 

 

 

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