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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 21:12

                                                      

Le temps d'une génération déjà  !…

 

Voilà donc 35 ans – un mercredi 27 Décembre – que disparaissait le président Boumédiène, frappé subitement au cours de cet été de 1978, par une mystérieuse maladie galopante, diagnostiquée comme étant la maladie de Waldenström.

 

J'ai eu à collaborer avec le défunt Président Si Boumédiène, début Novembre 1966, quand Si Djamal – le défunt Si Chérif Belkacem– nous fit savoir, un de mes collègues – Si Mohamed Hassani – et moi-même, tous deux membres de la Direction centrale du FLN, que nous étions désignés pour assurer, au titre du Secrétariat Exécutif, le secrétariat technique d'une session marathon de plusieurs semaines que devait tenir le Conseil de la Révolution, présidé par Si Boumédiène. Ce dernier nous reçut l'après-midi même à son bureau, pour nous instruire sur les modalités de notre mission.

 

C'est ainsi que durant trois longs mois – avec le mois du Ramadhan tombé au beau milieu de Décembre – cloîtrés dans notre cabine vitrée, nous avons enregistré les interminables  "minutes" des discussions, et dressé les procès-verbaux, en utilisant à la fois le magnétophone et nos propres notes, en arabe et en français, selon la langue d'expression de l'intervenant. Chaque matin, les procès-verbaux ronéotés des séances de la veille étaient distribués aux membres du Conseil de la Révolution avant l'ouverture de la nouvelle séance. Il n'était pas rare que durant la pause-café – quand il y en avait une – le président venait nous voir quelques minutes pour s'enquérir courtoisement, si nous n'étions pas trop fatigués et si on s'occupait bien de nous, question café et thé…

 

Dans le volet économique des Résolutions qui ont clôturé les travaux du Conseil de la Révolution en cet hiver 1966 / 1967, figurait en particulier une recommandation demandant l'élaboration d'un Plan national de développement ; recommandation qui donna lieu à la création par le Secrétariat Exécutif, d'une Commission du Plan du FLN dont j'eus l'honneur de faire partie en qualité de rapporteur. Cela permettait souvent à notre équipe d'une quinzaine de personnes, d'être reçue par le Président qui s'enquérait de l'avancement de nos travaux en se montrant étonnamment informé sur les différents dossiers socio économiques du pays, tout en écoutant les observations ou les suggestions de tel ou tel membre de notre Commission. 

 

Le président Boumédiène aimait souvent à rappeler que la décolonisation  politique, même achevée, était nécessaire mais non suffisante et que l'Algérie avait entamé une véritable décolonisation économique et culturelle.

 

Aussi, la planification du développement national s'est appuyée essentiellement sur une politique volontariste conduite entre 1967 et 1974 et visant les secteurs suivants :

 

-          la formation des hommes, sous-tendue d'une part, par une orientation scientifique et technologique des programmes de l'Education nationale et d'autre part, par la réhabilitation de la langue arabe ;

-          la nationalisation des secteurs bancaire et des assurances ;

-          la nationalisation de l'énergie et des mines ;

-          l'industrialisation lourde ;

-          la Révolution agraire ;

-          la mobilisation des ressources hydrauliques du pays.

 

Parallèlement à cette volonté de développement économique, était conduite une politique de restructuration des Institutions d'un Etat moderne, respecté à l'intérieur comme à l'extérieur ; une restructuration comportant deux volets essentiels :

 

-          l'Administration Centrale et les Collectivités locales et régionales, avec la création de l'ENA et l'élaboration du Code Communal, organisant les attributions, les élections et le fonctionnement des APC et des APW, socle du futur Etat moderne ;

-          la structuration de l'ANP en armée moderne, dédiée à la défense du territoire national et à l'encadrement des grands chantiers de la nation comme par exemple la route Transsaharienne ou le Barrage Vert, dans le cadre du Service National.

 

A la veille de la mort du Président Boumédiène, c'était la restructuration du parti du FLN était à l'ordre du jour.

 

Il serait prétentieux – dans le cadre restreint de cette brève  évocation – de vouloir faire la part des réussites et des échecs dans le bilan politique du défunt président. Ce sera l'œuvre des historiens. Des historiens qui auront en plus la tâche redoutable de mettre définitivement à plat les responsabilités personnelles du président Boumédiène, en particulier dans les graves dossiers liés aux assassinats de Krim Belkacem et de Mohamed Khider, ou encore dans l'affaire de la sépulture du colonel Amirouche.

 

Des dossiers qui ont suscité beaucoup plus de polémiques que d'autres dossiers, pourtant beaucoup plus graves, beaucoup plus récents et beaucoup plus lourds surtout, dans leur bilan en pertes humaines et matérielles comme dans leur bilan psychologique. Dossiers brûlants, dont les acteurs sont encore bien vivants et dont certains sont encore aux premières loges du pouvoir…

Il suffira d'évoquer ici entre autres dossiers, celui relatif à l'assassinat "en direct à la télévision", du défunt président Boudiaf, dossier dont le simulacre de procès n'a jamais convaincu personne. Sans oublier surtout, la série de massacres de populations civiles entières comme à Bentalha ou Raïs, à Relizane ou Béni Messous, pour ne citer que ces affaires macabres de la "sale guerre" et dont les commanditaires continuent d'échapper à la justice des hommes, en attendant celle, incontournable, du Juge Suprême. 

 

En tout état de cause, on ne pourra jamais juger objectivement du bilan d'un homme d'Etat de l'envergure du président Boumédiène si on reste englué dans les polémiques, les accusations et les diffamations qui caractérisent le débat politique dans notre pays depuis toutes ces dernières années. Polémiques, accusations et diffamations contre des hommes qui ont symbolisé notre révolution et dont on sait que beaucoup d'entre elles proviennent directement des laboratoires et des officines de l'ancienne puissance coloniale française dont les gouvernements successifs, depuis notre indépendance, n'ont jamais désarmé, ni digéré la victoire du peuple algérien dans sa Guerre de Libération contre la France, alors quatrième puissance mondiale, soutenue qui plus est, par tous les moyens  logistiques de l'Otan.

 

Car, le démon colonial qui n'a jamais cessé de hanter la France – et singulièrement la France des Mitterrand ou des Hollande, en passant par Sarkozy, avec sa loi scélérate du 23 Février 2005, faisant l'apologie du colonialisme – a conduit tous les gouvernements français successifs, à poursuivre d'une manière ou d'une autre, leur Croisade néocoloniale sans répit contre l'Algérie. En particulier à travers leurs relais en Algérie qu'on appelle "Hizb França" – entendez, le parti de la France – qui été et demeure plus que jamais à l'œuvre. Une politique néocoloniale héritée en droite ligne des sinistres méthodes d'Action Psychologique de l'armée française durant la Guerre de Libération qui avait engendré en son temps, le tragique épisode de la "bleuite" durant la Révolution et qui consiste aujourd'hui à calomnier et à jeter la suspicion et le discrédit sur tous les symboles de la résistance algérienne.

Rien n'aura échappé à la furie de la désinformation et des mensonges semés à tous vents par les Services français au moyen de leurs puissants relais médiatiques et des réseaux de leurs supplétifs sur place –"hizb frança" donc –  qui n'est pas seulement une vue de l'esprit…. Il n'y eut de quartier ni pour les martyrs, ni pour les héros, ni pour les grands faits d'armes ; tout a été diffamé, déformé, souillé, pour discréditer, minimiser et abaisser l'Algérie, son peuple et sa Guerre de Libération. Tout a été fait pour casser et altérer profondément et durablement, le regard – auparavant si respectueux –  des générations post indépendance sur leurs aînés, brisant ainsi un chaînon générationnel majeur dans la sauvegarde de la mémoire et de la fierté des algériens. Parce qu'il fallait coûte que coûte escamoter et couvrir de bruits pour maintenir dans l'oubli, les Crimes Imprescriptibles – Crimes de guerre et Crimes contre l'Humanité – perpétrés par la France, tout au long de 132 années de colonisation et singulièrement durant la Guerre de Libération. Car, c'est là qu'il faudra aller chercher l'une des explications à cette islamophobie particulièrement palpable ces dernières années en France et qui se focalise sur les algériens.

 

Ainsi, par une terrible ironie du sort, la longue série de Crimes imprescriptibles qui ont suivi le putsch perpétré contre la volonté du peuple algérien en Janvier 1992 par les généraux "dafs" issus des rangs de l'ex armée coloniale a paradoxalement permis à la France, de contrer toute revendication de reconnaissance de ses propres Crimes coloniaux, en brandissant le chantage au TPI contre ses propres ancien soudards, devenus les maîtres de l'Algérie…

 

Mais revenons à l'évocation de la mémoire du Président Boumédiène dont personne ne pourra contester la nature autoritaire ni les erreurs qu'ont constitué certains de ses choix en matière de développement économique. Mais assurément, personne n'a jamais pu l'attaquer sur le plan de son intégrité morale, parce qu'il se comportait en homme d'Etat authentique. Un homme d'Etat porteur d'un véritable projet de société – viable ou pas, on peut en discuter – et disposant d'une stratégie pour en réaliser les étapes. Un projet de société dont la jeunesse algérienne était le socle, en tant que force vive de la nation.

 

Quel est le projet de société du pouvoir en place, et plus précisément, celui de M. Bouteflika et sa clique de prédateurs et de larbins, sinon le pillage de la nation et un total mépris pour la chose publique et pour le peuple ?

Quel projet fait-on aujourd'hui pour assurer aujourd'hui et demain la survie de ces millions de jeunes de moins de 30 ans livrés à eux-mêmes, qui représentent plus de 70% de la population algérienne ? Des jeunes, vivant au quotidien, les affres du chômage, de l'inaction et des privations de toutes sortes qui les rendent vulnérables à toutes les tentations. Y compris celle de se mettre au service d'intérêts et d'idéologies hostiles au pays ?

 

Des années lumières semblent donc nous séparer de cette période des années 70 durant lesquelles l'Algérie occupait la position éminente de pays crédible et "incontournable" sur la scène internationale

Des années lumière qui séparent deux images, et résument à elles seules, tout le drame de notre pays :

-          la première, c'est cette image humiliante pour notre pays, d'un Chef d'Etat malade, diminué, vêtu d'une robe de chambre, faisant semblant d'exister et recevant à l'Hôtel des Invalides sous le portrait du président français, le Chef du Gouvernement algérien et le Chef d'Etat-Major de l'ANP ;

-          la seconde image, c'est celle, pleine de dignité et de gravité, d'un Président Boumédiène prononçant son discours mémorable à l'adresse des représentants du monde  – en ce jeudi 10 Avril 1974 – du haut du podium des Nations Unies, pour dénoncer l'Ordre économique injuste prévalant dans le monde.

 

Un discours mémorable, prononcé dans une langue arabe pure et dépouillée, stigmatisant sans complexes, l'impérialisme occidental et le néo colonialisme prédateur en dénonçant l'échange inégal entre Nord et Sud, et en réclamant l'instauration d'un Nouvel Ordre Economique International. Un discours mémorable prononcé au nom des 75 pays du Tiers-Monde présents à la Conférence – représentant plus de la moitié de l'humanité –  et dont les Chefs d'Etats et de Gouvernements l'avaient unanimement mandaté, à l'issue de la 4ème Conférence des Pays Non Alignés, qui venait de se tenir quelques mois auparavant à Alger – entre le 5 et le 9 Septembre 1973. Une Conférence où se sont rencontrées toutes les idéologies et toutes les sensibilités du Tiers-Monde, dans un aréopage réunissant sous le même dôme du Palais des Nations, dans ce qui fut le "Club des Pins", les plus grandes figures politiques internationales de l'époque, allant du Grand Roi Fayçal d'Arabie à l'illustre leader cubain Fidel Castro, unis dans un même élan unanime de rejet de l'impérialisme, de ses méthodes et de ses prédations, ainsi que l'affirme le document final – La Déclaration politique d'Alger – qui rappelle que les pays non alignés rejettent :

""…toute forme de subordination ou de dépendance, toute ingérence et toute pression, qu'elles soient politiques, économiques ou militaires""

 

Des années lumières semblent nous séparer des positions d'antan de notre pays, en matière de politique étrangère quand l'Algérie, à travers son président, était porteuse d'idéaux, de principes et de valeurs morales ; quand l'Algérie était à l'avant-garde pour la défense de toutes les causes de libération nationale à travers le monde, et au premier rang desquelles figurait la cause du peuple palestinien; quand l'Algérie farouchement jalouse de son indépendance, avait le verbe haut et la parole écoutée et respectée, y compris par ses adversaires du camp occidental, à commencer par l'ex puissance occupante, la France.

 

 

Demain, la liberté.

 

Mais que les caporaux putschistes et leurs complices civils ne s'y trompent pas !

 

Car, au-delà de leurs Crimes Imprescriptibles commis contre les populations algériennes – et qui tôt ou tard rattraperont leurs auteurs, leurs complices et leurs commanditaires –, au-delà de leurs pillages sans précédent – à coups de milliards de dollars – des richesses et du patrimoine de la nation ; et au-delà de leurs tentatives indignes de mettre l'indépendance de notre pays sous la tutelle de l'ex puissance coloniale pour gagner sa protection, le jour est désormais proche où ils auront à rendre gorge de leurs forfaitures à un peuple algérien qu'ils auront eu l'imprudence d'ignorer, de mépriser, voire de trahir. 

 

Car, du Maghreb au Machrek, le vent de l'Histoire s'est levé, qui est en train de balayer les uns après les autres, ces pouvoirs illégitimes et corrompus, libérant les peuples de l'emprise des criminels qui ont prétendu les asservir. Car, s'il y a des sous-hommes qui croient devoir faire bon marché de leur propre dignité et de la dignité de leurs semblables, il n'y a pas, il n'y a jamais eu, et il ne pourra jamais y avoir de sous peuples sur Terre.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 06:53

Vous n'êtes pas le bienvenu à Alger, M. Jean-Marc Ayrault ! (*)

--  pas plus vous, que les croque-morts économiques et financiers qui vous accompagnent ! --

 

Trois visites d'Etat – M.M. Chirac, Sarkozy et Hollande – et une brassée de visites et autres déplacements de Premiers ministres, de ministres et d'envoyés spéciaux à Alger, depuis que M. Bouteflika est à la tête du pays ! Un M. Bouteflika clairement adoubé et soutenu par la mafia de la "françalgérie", que l'on appelle ici : "Hizb França".

 

Mieux que tout autre discours, ce constat suffit par lui-même à souligner la constance interventionniste, d'essence néocoloniale et revancharde, de la politique française, vis-à-vis de l'Algérie :

-           Une politique française qui tourne délibérément le dos au peuple algérien, en faisant l'impasse morale sur la nature illégitime du régime en place à Alger depuis le Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, perpétré en violation de la volonté du peuple algérien, par des généraux putschistes inféodés à la France ;

-          Une politique française irrémédiablement marquée par la malédiction du gène colonial qui lui fait préférer les arrangements clandestins et les compromissions mafieuses avec des dirigeants corrompus et félons, aux relations transparentes et honnêtes d'Etat à Etat, de Peuple à Peuple ;

-          Une politique française d'interventionnisme qui avance désormais à visage découvert, sous les traits du téméraire va-t-en-guerre M. Hollande, volant au secours de M. Bouteflika, son protégé – à moins que ce ne fût aussi, son généreux bienfaiteur… – en s'opposant clairement, (brandissant sans complexes, le chantage au TPI contre certains généraux du régime) à la mise en œuvre de la procédure  constitutionnelle algérienne d'empêchement du Chef de l'Etat algérien, dont il connaît pourtant parfaitement l'état de délabrement physiologique et intellectuel irréversible, apparemment propice aux intérêts d'une République française plus dévoyée que jamais.

 

Souvenez-vous en donc, M. le Premier ministre, car, si le peuple algérien, est aujourd'hui totalement marginalisé aussi bien par le régime illégitime en place que par ses partenaires extérieurs, associés à la curée économique et financière à laquelle notre pays est soumis depuis ces dernières années, ce peuple algérien, saura se souvenir de ces moments d'adversité, aussitôt qu'il aura arraché sa vraie liberté et sa pleine souveraineté, des mains des usurpateurs. Vos amis.

 

--- (*)

--- http://lequotidienalgerie.org/2012/12/17/factum-politique-a-lusage-du-president-francois-hollande-en-visite-detat-a-alger/

--- http://www.legrandsoir.info/factum-politique-a-l-usage-du-president-francois-hollande-en-visite-d-etat-a-alger.html

---  http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/sarkozy_pas_bienvenu.htm

--- http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&view=article&id=407:reponse-au-professeur-andre-savelli-hopital-du-val-de-grace&catid=19:dehbi-abdelkader

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 13:54

Ils ont osé !

 

L'annonce faite hier samedi 16 Novembre 2013, par le parti du FLN, qu'il portait son choix sur M. Bouteflika en tant que candidat pour un 4ème mandat consécutif, constitue à la fois,  un acte de mépris et une indécente provocation à l'égard du peuple algérien profond, en raison du profond délabrement physiologique et intellectuel à la fois de l'intéressé, fortement diminué par ses pathologies diverses.

 

Mais la disqualification de M. Bouteflika a des raisons beaucoup plus graves : Car, au-delà de ses problèmes de santé qui sont récurrents depuis 2005, et dans les méandres desquels la camarilla mafieuse et corrompue, pilotée par son frère Saïd Bouteflika veut entrainer l'opinion publique, c'est la disqualification MORALE du Chef de l'Etat et de son entourage, au regard de la longue liste de scandales financiers, de grande corruption et de forfaitures qui ont gravement entaché l'honneur de notre pays et blessé la fierté du peuple algérien.

 

Dans un pays digne de respect, c'est par-devant une Cour de Justice que le Chef de l'Etat et son entourage auraient à comparaître.

 

En effet, sans plonger dans la masse nauséeuse des dossiers de grande corruption et des gros scandales financiers portant sur des milliards de dollars volés et détournés au préjudice du peuple algérien, je demande publiquement au Chef de l'Etat, en ma qualité de simple citoyen ordinaire, de s'expliquer devant le peuple algérien sur DEUX points essentiels, qui sont d'ordre éminemment politique et qui constituent autant de forfaitures graves, aussi bien constitutionnellement que pénalement :

-           1.- sur son choix, de se faire soigner dans les Institutions hospitalières militaires françaises du Val de Grâce et des Invalides et d'y recevoir le Premier ministre et  le Chef d'Etat-Major, pour conférer avec eux sur des questions nationales hors du territoire national;

-           2.- sur l'autorisation sans restriction, accordée à l'aviation militaire française  pour le survol de l'espace aérien de l'Algérie, et l'assistance logistique corrélative, pour aller bombarder le Mali;

Des forfaitures caractérisées qui, dans un Etat de Droit digne de respect, auraient entrainé  M. Bouteflika et ses complices – civils et militaires – devant une Haute Cour de Justice de la République.

 

Question subsidiaire : quels sont les prix non déclarés, qui restent à payer par l'Algérie en contrepartie de ces forfaitures ?

 

Des forfaitures qui ont gravement fissuré l'Unité de l'Armée Nationale Populaire, cette Institution héritière de l'Armée de Libération, et dont la vocation n'est pas, et n'a jamais été celle d'être une armée auxiliaire d'une quelconque armée étrangère. Et a fortiori de l'armée de l'ex puissance occupante de notre pays, dans ses aventures au Mali voisin, sous couvert d'une prétendue lutte "anti-terroriste" dont les intrications complexes cachent mal les desseins néocoloniaux, teintés de Croisade contre l'Islam, nourris par un Occident atlantiste et sioniste aux abois et en quasi faillite socio-économique et morale.

 

L'heure est à l'union sacrée de tous les citoyens et citoyennes pour barrer la route par tous les moyens légitimes et non-violents, à la déviance mentale d'un pouvoir biologiquement dégénéré, politiquement déliquescent et moralement corrompu, dont la criminelle fuite en avant  constitue une menace réelle, imminente et mortelle pour la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale du pays et l'unité du peuple algérien.

 

 

 

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 15:25

Monsieur l'ambassadeur,

 

Ayant été invité par la fondation Cordoue de Genève pour animer une Conférence, je me suis rendu ce matin 25 Septembre 2013 à 9h10, aux guichets du Consulat Suisse à Alger, muni des justificatifs suivants :

 

-           Invitation de la Fondation Cordoue de Genève, pour contribuer à une conférence-débat

et comportant engagement d'hébergement et de défraiement;

-           mon passeport en règle et 2 photos;

-           ma carte de crédit American Express valide jusqu'en 2016;

-           attestation de compte en devises crédité de 3500 Euros;

-           Télex de réservation Alger-Genève-Alger, sur Air Algérie;

 

Comme la préposée me fit savoir que ce dossier n'était pas complet, j'ai demandé à voir le ou la responsable du Service. Après quelques seconde d'absence, la préposée revint, flanquée d'une dame suisse d'un certain âge, passablement avinée – vous me permettrez cette remarque –  pour m'apostropher derrière le guichet, en me demandant de produire un justificatif de mes "ressources en Algérie" (!) et que je n'avais qu'à lire sur le site Internet du Consulat, les conditions exigées pour un visa en Suisse.

 

Devant tant de mépris et d'arrogance à l'égard d'un citoyen algérien ordinaire, de la part d'une personne censée être "diplomate suisse" j'ai repris mon dossier en lui faisant remarquer à haute voix, et devant les quelques six ou sept personnes présentes dans le hall du 1er étage, combien j'étais écœuré de voir tant de discrimination dans le traitement des citoyens algériens, selon qu'il appartinssent à la catégorie des citoyens algériens ordinaires ou à celle de la nomenklatura des gros truands de la grande délinquance du système politique militaro financier, détenteurs de gros coffres en Suisse. En lui lançant en guise d'au-revoir avant de partir : "C'est peut-être le général Nezzar, le criminel de guerre que votre pays n'a pas osé arrêter en Suisse qui met ses coffres suisses à ma disposition, non ? !...

 

Monsieur l'ambassadeur,

 

Vous me pardonnerez peut-être mon manque de… diplomatie, mais quand une espèce de vieille chipie manifestement éthylique vous toise du regard par-dessus vos 76 ans et par-dessus toute une vie au service de votre pays, vous demande de justifier de vos ressources, dans votre propre pays, avouez qu'il y a de quoi enrager. Surtout quand on sait par ailleurs – la vox populi d'Alger, croyez m'en, est certainement beaucoup plus honnête et mieux informée que les médias outre-Méditerranée… – qu'en plus des gros bonnets – civils et militaires – détenteurs de gros coffres en Suisse, il y a aussi, toute une catégorie de petits mafieux, trafiquants en tous genres qui eux, n'ont jamais de problème de visa. Comment pourrait-on l'expliquer, M. l'ambassadeur sans se poser de graves interrogations ?

 

Je me souviens encore du temps de ma jeunesse quand la Suisse accueillait généreusement sur  son sol, les chefs de la Révolution algérienne à l'occasion des pourparlers des Rousses, puis d'Evian près de leur frontière. Une Suisse – alors vraiment "au-dessus de tout soupçon" –  qui symbolisait un neutralisme politique, d'essence hautement humaniste et morale, puisant ses fondements dans l'Histoire-même de la longue tradition de lutte pour la liberté, la démocratie et la paix entre les nations que symbolisait votre pays.

 

Bien entendu, c'est moins au représentant d'une nation étrangère dans mon pays qu'à mon propre gouvernement, rongé par l'impuissance où l'ont conduit les sentiments de sa propre illégitimité, et sa propre corruption, de sa propre culpabilité, que j'adresse mes griefs, au regard de la situation qui est faite depuis toutes ces dernières années dans les officines de la quasi-totalité des chancelleries européennes, à mes compatriotes candidats à l'obtention d'un visa, pour tel ou tel pays de l'espace de Schengen ; comme s'ils étaient tous des délinquants potentiels ou des fraudeurs potentiels, alors que les vrais voleurs, les vrais criminels de guerre – je veux dires leurs petits télégraphistes, leurs vaguemestres – sont reçus avec des égards.

 

Dans quel monde vivons-nous donc M. l'ambassadeur ?

 

Je vous prie de croire M. l'ambassadeur, à ma considération.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 00:03

Il n'y a plus place pour le silence !

Lettre d'un citoyen ordinaire à ses concitoyens

et accessoirement, à l'adresse de M.M. Bouteflika et consorts

 

Les dernières mesures annoncées par la présidence de la république et portant sur le remaniement du gouvernement ainsi que sur d'importants transferts d'attributions au sein du ministère de la Défense nationale, avec à la clé, l'éviction des deux chefs principaux du DRS – les généraux Médiène et Djebbar – semblent constituer un tournant décisif dans la guerre intestine du régime, opposant le clan des Bouteflika à celui du DRS. Encore qu'il soit hautement probable qu'il s'agit ici, d'une simple première manche remportée par le clan Bouteflika…

Ce constat ne constitue en rien, un quelconque parti pris – loin s'en faut ! – en faveur du clan des généraux évincés du DRS. Et pour cause !, quand on sait qui est le général Mohamed Médiène dit Toufik, qui a été l'un des commanditaires principaux – avec les Larbi Belkheir, les Nezzar, les Lamari et autres généraux putschistes morts ou encore vivants –  de tant de tragédies humaines dans ce pays, durant la décennie noire. Quand on sait aussi, que ledit général Mohamed Médiène a lui-même commis la même forfaiture vis-à-vis de sa fonction, en se rendant à la convocation de ses maîtres de Washington, pour assister au  "spectacle" lugubre du 11 Septembre 2001, ainsi que l'a cité nommément dans ses mémoires, M. Georges Tenet ancien Directeur de la  CIA (cf : page 174 "At the center of the storm")

Une chose est sûre, les citoyens ordinaires, eux, n'ont aucune raison, ni de se réjouir, ni de regretter ces changements purement internes, intervenant au sein d'un pouvoir honni. Tant il est vrai, faut-il le souligner, que le seul changement auquel aspire le peuple profond, indigné et révolté par tant d'impérities, d'injustices, et de corruptions au sommet de l'Etat, c'est l'abolition radicale du régime, dans toute ses composantes, à la fois humaines et institutionnelles et la restitution au Peuple algérien, de sa souveraineté légitime ; une souveraineté dont il a été constamment spolié par les différents pouvoirs qui se sont succédés.

Car, en ce début de Septembre 2013, plus de vingt et un ans après le Coup d'Etat criminel du 11 Janvier 1992, perpétré par la junte des généraux "dafs" putschistes contre la volonté du peuple algérien, démocratiquement exprimée en faveur du Front Islamique du Salut, nous assistons à une nouvelle forme de Coup d'Etat de palais…Un putsch soft, sur le mode "complotiste" et dont la trame aura été patiemment tissée, tout au long de l'hospitalisation, puis de la longue convalescence du Chef de l'Etat à Paris, par les principaux protagonistes. En particulier le Chef de l'Etat, flanqué de son frère Saïd Bouteflika, ainsi que le général Ahmed Gaïd-Salah, Chef d'Etat-Major de l'ANP sous le parrainage trop zélé pour être honnête, de représentants de l'ex-puissance coloniale aux allures de barbouzes –  entre les murs lambrissés de l'Hôtel des Invalides-sur-Scène…

Ce qui s'y est dit, ce qui s'y est conclu, ce qui s'y est échangé en termes de contreparties et autres deals politico-économiques sulfureux Dieu Seul le sait ; même si les faits immédiats et les évènements en marche, semblent d'ores et déjà commencer à en révéler la grave teneur :

A savoir que des responsables politiques algériens, occupant les plus hautes fonctions civiles et militaires au sommet de l'Etat, ont volontairement accepté de délibérer hors du territoire national, de questions purement nationales, relevant exclusivement de la souveraineté nationale en présence d'officiels étrangers, en l'occurrence des représentants de l'ancienne puissance coloniale.

Le fait d'impliquer l'ex puissance coloniale dans les luttes internes au régime, et par contre coup, dans nos affaires nationales, constitue 0en soi, un acte d'une extrême gravité, un acte politiquement irresponsable et moralement condamnable ; un acte qui relève d'une qualification pénale, pour le moins équivalant au crime de forfaiture, crime prévu et puni par les Lois de notre pays.

Jamais de mémoire d'algérien, les manœuvres bassement politiques et les calculs méprisables, dictées par de sordides considérations d'intérêts de clans, ne sont allés aussi loin dans l'indignité et l'infamie. Avec cette menace potentielle – ce qu'à Dieu ne plaise – qui pèse désormais sur l'unité de la seule Institution encore debout dans ce pays : l'Armée Nationale Populaire dont le sort vient d'être confié à un homme quasi sénile, totalement inculte et outrageusement corrompu, et qui n'éprouve par ailleurs, aucun complexe à siéger au nom de l'Algérie dans des instances internationales de haut niveau intellectuel comme l'OTAN, dont on se demande ce qu'il peut bien y faire ou dire…; aussi bien lui que l'ANP elle-même d'ailleurs.

Une armée nationale populaire dont la vocation n'a jamais été, à ce que nous sachions, ni d'être une force supplétive au service des desseins de domination de l'impérialisme sioniste et de sa machine de guerre atlantiste, avançant sous le masque de la "guerre contre le terrorisme", ni encore moins,  d'être une armée de janissaires au service des délires dynastiques et paranoïaques du Chef de l'Etat, de sa fratrie et de toute cette cour des miracles adventice, telle une génération spontanée d'individus sans autres foi ni loi que celles de l'opportunisme servile et dévertébré, dépourvu de tout sens civique et de toute fibre patriotique, offerts aux plus offrants.

C'est dire une fois de plus, combien aujourd'hui plus que jamais auparavant, c'est tout le régime politique en place, bâti sur le mensonge et la violence, la rapine et la félonie, qu'il s'agit d'abolir, si l'on veut reconstruire; une Algérie libre, maitresse de son devenir, de sa volonté politique, de ses diversités humaines et culturelles et de ses ressources naturelles du sol et du sous-sol, qui ne sont la propriété, ni d'une famille, ni d'un clan, ni d'une classe sociale, ni d'une hiérarchie militaire quelconque ; en un mot, une Algérie authentiquement démocratique et libre où la souveraineté ultime appartient au peuple algérien et à lui seul.

Ces mesures subites d'évincements dans le clan adverse, couplé à des nominations de fidèles serviteurs du palais, qui contrastent singulièrement avec une longue période d'hibernation politique aura surpris les plus avertis et constituent l'annonce incontestable d'un verrouillage du jeu politique en vue de l'échéance d'Avril 2014. Seul problème, c'est que ces mesures sont censées être opérées par un homme invalide, assisté 24 heures sur 24, par une forte équipe médicale française, manifestement mise à disposition, par le gouvernement français. Ce qui ne laisse pas de poser au citoyen, des interrogations légitimes sur les mains - de l'intérieur et/ou de l'extérieur – qui sont derrière ce branle-bas.

Les nombreux non-dits de ce Coup d'Etat de palais, qui semble piloté en sous-mains par l'ex puissance occupante doivent interpeler dans l'urgence la conscience morale et la fibre patriotique de chaque citoyen et de chaque citoyenne, toutes catégories sociales et professionnelles, et toutes générations confondues ; en particulier les intellectuels de ce pays et les jeunes générations qui doivent bien prendre toute la mesure d'une situation dont l'enjeu capital est le destin de l'Algérie, l'unité du peuple algérien, l'unité du territoire algérien et l'unité de l'armée en tant qu'unique Institution nationale capable de faire front face aux forces prédatrices conjuguées, du néocolonialisme et du grand capital apatride, de leurs réseaux et de leurs relais dans notre pays.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 20:44

Algérie : Un Etat momifié.

Dans la foulée de l'infâme désignation d'un truand délinquant, à la tête du FLN, et de l'indignation généralisée que cette désignation a soulevée dans l'opinion algérienne, force est de constater que malgré des moments de découragement amers, et plus que tout autre indicateur, cette indignation générale des algériens de tous bords politiques, constitue de mon point de vue la meilleure preuve que le régime illégitime, criminel et corrompu en place, est loin d'avoir gagné la partie contre la conscience citoyenne du peuple algérien, dans sa grande majorité.

En fait, l'un des problèmes cruciaux de nos sociétés musulmanes, en particulier dans la sphère de nos sociétés maghrébines, c'est la défaillance, sinon l'échec, de la société civile – considérée comme un échantillon de la société globale – dans son rôle de relai de transmission et de diffusion, entre les élites du peuple et les bases populaires : les élites proposant des analyses et des options de revendications ou d'actions ; et les bases populaires acquiesçant à ces analyses et à ces options ou les contestant.

D'autant plus qu'aujourd'hui, à l'heure de la communication électronique et des réseaux sociaux, on ne peut plus continuer à incriminer la mainmise – même si elle est réelle au demeurant – des pouvoirs en place sur la quasi-totalité des différents supports médiatiques.

Il faudra juste surmonter certaines questions techniques et organisationnelles ; comme par exemple la question de langue, en privilégiant autant que faire se peut, l'usage de la langue arabe – et pourquoi pas la langue amazighe ? – qui sont accessibles au plus grand nombre, avant le français, puis l'anglais ; les différents dédiés à la politique nationale pourraient par exemple sélectionner les messages (articles, commentaires, appels, pétitions,…etc.) les plus importants pour les traduire, à l'usage des monolingues. A cet égard, une cellule de quelques citoyens et citoyennes volontaires pour de telles traductions, serait la bienvenue dans ces sites.

Pour revenir au problème national qu'est la quasi vacance actuelle du pouvoir au sommet de l'Etat algérien, un préalable s'impose, celui d'un nécessaire moratoire à observer par tous sur les analyses redondantes d'une situation sociopolitique et économique manifestement catastrophique de notre pays et dont les responsables sont connus surabondamment. Une situation qui requiert l'action de tous et non les analyses des uns et des autres. Tout le monde est désormais d'accord sur les responsabilités historiques – bien qu'à des degrés divers – des responsables politiques qui se sont succédés depuis 1962 au sommet de l'Etat et des différentes Institutions qui le composent en commettant non seulement des fautes politiques, mais parfois de véritables crimes.

Aujourd'hui, la plupart d'entre ces responsables sont morts et relèvent donc du jugement de l'Histoire; et en tout cas, du jugement du Juge Suprême. Ceux qui sont encore en vie, sont biologiquement disqualifiés pour prétendre désormais, exercer la moindre fonction politique. Cette remarque inclut bien évidemment le Chef de l'Etat actuel, M. Bouteflika, un homme aujourd'hui gravement diminué physiquement et moralement discrédité, mais dont le clan mafieux, corrompu et anti national, avec à sa tête son frère Saïd, s'acharne  désespérément – y compris par la corruption, la menace ou le terrorisme politique – à obtenir un 4ème mandat !!!

Oui, vous avez bien lu : 4ème mandat… Parce que, dans ce milieu d'individus voraces et pourris, sans foi ni loi, insensibles à toute valeur morale, la honte, la pudeur, la crainte du ridicule, ça ne fait pas partie de leurs concepts, de leur culture, de leur langage…

Ajoutez à cela la peur morbide qu'ils éprouvent à l'idée de perdre leurs privilèges, leurs immunités, leurs protections, en perdant le pouvoir et l'impunité qui va avec, c’est-à-dire en se faisant rattraper par leurs crimes, leurs détournements, leurs prévarications. En se retrouvant du jour au lendemain, face à ces mêmes magistrats qui, hier, leur obéissaient sur un claquement de doigts, sur un coup de téléphone, mais qui demain, auront d'autres maîtres à servir… Parce que c'est hélas la règle du jeu dans nos pays. Parce que c'est le tribut que paie un pouvoir judiciaire – nominalement indépendant –  mais qui s'est laissé dominer, voire quasiment domestiquer par un Exécutif régalien qui sait manier les promotions des uns, les convoitises des autres et la corruption de tous.

C'est dans un tel cloaque politiquement sulfureux et moralement nauséabond, que se meuvent les protagonistes qui se partagent aujourd'hui le pouvoir en Algérie :

-           le clan des généraux putschistes cherchant coûte que coûte à enterrer définitivement, toute éventualité de poursuite et de condamnation par devant un TPI ad hoc, pour les crimes imprescriptibles qu'ils ont commis contre le peuple algérien durant la "décennie noire";

-           le clan des Bouteflika, cherchant coûte que coûte à échapper aux responsabilités pénales encourues par la majorité des barons du clan, en vertu des détournements qu'ils ont perpétrés les uns et les autres durant de longues années et portant sur des  sommes colossales.

Et c'est à l'aune de ce constat que les citoyens et les citoyennes devraient appréhender et analyser l'équation posée par ce "partenariat du diable" où chacun des deux clans cherche à faire couler l'autre, sans jamais prendre le moindre risque de se faire entrainer avec lui par le fond !

Nous tenons ici une explication plausible, parmi d'autres explications connexes, à cette situation d'"Etat momifié" dans laquelle notre pays semble avoir été plongé par accord tacite entre les partenaires criminels – civils et militaires confondus – qui se trouvent au sommet du pouvoir. En faisant montre comme d'habitude, d'un mépris criminel à l'égard des intérêts supérieurs du peuple et de la nation algériens, aussi longtemps que ce statut quo mortifère continue de servir leur propre cause.

En d'autres termes, il y va de la responsabilité de toutes les consciences vives de ce pays – hommes et femmes de toutes générations, élites et citoyens de base, civils et militaires de tous grades, cadres supérieurs et simples fonctionnaires, acteurs publics ou acteurs privés – et quelles que soient leurs convictions religieuses, leurs idéologies, leurs chapelles politiques,…etc. de s'unir autour du SEUL IMPERATIF qui doit compter : Sauver l'indépendance et les intérêts de notre pays, aujourd'hui gravement menacés par la guerre des clans qui se déroule au sommet d'un pouvoir indigne, déliquescent, hors de contrôle et capable de tout pour sauver leurs propres intérêts et leur propre sécurité. Y compris le sacrifice du pays, de ses hommes et de ses ressources, sur l'autel de leurs protecteurs occidentaux.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:23

 

FLN : Le temps des truands

"ولا تَوَهّمْتُ أنّ النّاسَ قَدْ فُقِدوا    "

La mascarade juridico-administrative infâme, qui vient d'aboutir à la désignation au sommet du FLN, d'un ancien danseur-guignol de cabaret, doublé d'un grand faussaire et délinquant financier en liberté, témoigne une fois de plus, s'il en était encore besoin, de l'état de déliquescence irréversible du régime et du degré de pourrissement moral de ses dirigeants – civils et militaires confondus – qui donnent de plus en plus d'eux-mêmes, l'image d'une véritable association de malfaiteurs sans foi ni loi, aux mœurs mafieuses et dépravées.

Le triste individu qui répond au nom de Saïdani Ammar est en effet depuis des années, sous le coup de graves accusations pour détournements massifs de deniers publics – de l'ordre de Dix Milliards de Dinars – au préjudice du FNDRA, sans qu'aucun procès judiciaire en bonne et due forme, ne soit à ce jour, engagé  contre lui, malgré la saisine de toutes les autorités concernées : Y compris le Chef de l'Etat lui-même.

Je témoigne en effet, que mon ami, le regretté Hadj Ahmed Youcef-Toumi, dit "Kayas" de Médéa – décédé en Mars 2009 – m'a personnellement informé qu'il avait remis en mains propres à Bouteflika Saïd, un volumineux dossier contenant des preuves irréfragables sur les détournements commis par Saïdani Ammar, au moyen de faux documents et de fausses factures.

En tant que simple citoyen, je ressens la désignation de ce triste individu - sous la pression du clan des Bouteflika - à la tête d'un parti qui a si longtemps symbolisé l'Histoire de l'Algérie et de son combat contre le colonialisme, comme une véritable injure faite personnellement à chaque algérien et à chaque algérienne. A croire qu'une volonté extérieure et revancharde – mais dont on devine aisément l'identité – est à l'œuvre, à travers ses supplétifs de l'intérieur, pour saper les fondements de notre pays.

Les commanditaires et complices de cette forfaiture, c’est-à-dire le clan des Bouteflika, tout autant que les différentes coteries - civiles et militaires - du pouvoir en place, viennent de révéler clairement, le profond mépris qu'ils éprouvent pour l'Algérie, pour son peuple et pour son Histoire.

En tout état de cause, il est de plus en plus clair aujourd'hui, que les principaux barons du partenariat politico-mafieux qui régit les rapports entre le clan des Bouteflika et celui des généraux putschistes semblent vouloir jouer les prolongations, afin de perpétuer cette situation de "statut d'Etat momifié" qui frappe l'Algérie depuis des années, encouragés en cela, par une actualité internationale chaotique. Afin de pouvoir parachever leur ouvre criminelle de déstructuration de l'Etat algérien, de prédation de ce qui reste des ressources du pays et de démolition systématique des fondements moraux, culturels et sociaux, constitutifs de la nation algérienne.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 19:45

Parlons-en donc,

de cette "régression féconde", M. Addi Lahouari !

 

Me souvenant de la violente polémique qui nous avait opposés, début des années 90, à propos de votre article sur la "régression féconde" – déjà ! –  publié dans un hebdomadaire d'Alger, je me suis abstenu d'intervenir dans les débats en cours, à propos de votre article sur liberation.fr/ et repris dans Le Quotidien Algérie

http://lequotidienalgerie.org/2013/07/12/la-crise-egyptienne-le-choix-entre-le-compromis-sterile-et-la-regression-feconde/ , même si je brûlais d'envie de vous porter la contradiction d'un musulman ordinaire qui a une vision de l'Islam, pour le moins, différente de la vôtre.

 

Votre réponse à Kamal Bouras vient de me faire changer d'avis…

 

En effet, quand vous maintenez que : ""les islamistes ont une vision très appauvrie de l’islam [et qu'] ils réduisent l’islam à des rites et à des règles juridiques d’un autre âge [et qu'] ils réduisent la shari’a à l’amputation des mains alors que la shari’a c’est d’abord l’ijtihad."", vous faites une étrange impasse sur le dispositif juridique coranique, exprimé sans aucune ambigüité, en particulier dans le Verset 38 sur le châtiment du vol, suivi des Versets 44 à 47 de la Sourate Al'Almâaïdah traitant plus généralement de la Justice en matière pénale :

 

…………………………………………………………………………………………………………………………….

 

    """وَٱلسَّارِقُ وَٱلسَّارِقَةُ فَٱقۡطَعُوٓاْ أَيۡدِيَهُمَا جَزَآءَۢ بِمَا كَسَبَا نَكَـٰلاً۬ مِّنَ ٱللَّهِ‌ۗ وَٱللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ۬""" – سورة المائدة – الآية رقم 38.

 

""Le voleur et la voleuse, coupez-leur la main, en sanction de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage."" – Sourate Al-Mâïdah – Verset n°38.

 

"""إِنَّآ أَنزَلۡنَا ٱلتَّوۡرَٮٰةَ فِيہَا هُدً۬ى وَنُورٌ۬‌ۚ يَحۡكُمُ بِہَا ٱلنَّبِيُّونَ ٱلَّذِينَ أَسۡلَمُواْ لِلَّذِينَ هَادُواْ وَٱلرَّبَّـٰنِيُّونَ وَٱلۡأَحۡبَارُ بِمَا ٱسۡتُحۡفِظُواْ مِن كِتَـٰبِ ٱللَّهِ وَڪَانُواْ عَلَيۡهِ شُہَدَآءَ‌ۚ فَلَا تَخۡشَوُاْ ٱلنَّاسَ وَٱخۡشَوۡنِ وَلَا تَشۡتَرُواْ بِـَٔايَـٰتِى ثَمَنً۬ا قَلِيلاً۬‌ۚ وَمَن لَّمۡ يَحۡكُم بِمَآ أَنزَلَ ٱللَّهُ فَأُوْلَـٰٓٮِٕكَ هُمُ ٱلۡكَـٰفِرُونَ       (44) وَكَتَبۡنَا عَلَيۡہِمۡ فِيہَآ أَنَّ ٱلنَّفۡسَ بِٱلنَّفۡسِ وَٱلۡعَيۡنَ بِٱلۡعَيۡنِ وَٱلۡأَنفَ بِٱلۡأَنفِ وَٱلۡأُذُنَ بِٱلۡأُذُنِ وَٱلسِّنَّ بِٱلسِّنِّ وَٱلۡجُرُوحَ قِصَاصٌ۬‌ۚ فَمَن تَصَدَّقَ بِهِۦ فَهُوَ ڪَفَّارَةٌ۬ لَّهُ ۥ‌ۚ وَمَن لَّمۡ يَحۡڪُم بِمَآ أَنزَلَ ٱللَّهُ فَأُوْلَـٰٓٮِٕكَ هُمُ ٱلظَّـٰلِمُونَ       (45) وَقَفَّيۡنَا عَلَىٰٓ ءَاثَـٰرِهِم بِعِيسَى ٱبۡنِ مَرۡيَمَ مُصَدِّقً۬ا لِّمَا بَيۡنَ يَدَيۡهِ مِنَ ٱلتَّوۡرَٮٰةِ‌ۖ وَءَاتَيۡنَـٰهُ ٱلۡإِنجِيلَ فِيهِ هُدً۬ى وَنُورٌ۬ وَمُصَدِّقً۬ا لِّمَا بَيۡنَ يَدَيۡهِ مِنَ ٱلتَّوۡرَٮٰةِ وَهُدً۬ى وَمَوۡعِظَةً۬ لِّلۡمُتَّقِينَ       (46) وَلۡيَحۡكُمۡ أَهۡلُ ٱلۡإِنجِيلِ بِمَآ أَنزَلَ ٱللَّهُ فِيهِ‌ۚ وَمَن لَّمۡ يَحۡڪُم بِمَآ أَنزَلَ ٱللَّهُ فَأُوْلَـٰٓٮِٕكَ هُمُ ٱلۡفَـٰسِقُونَ  (47)""" – سورة المائدة – الآيات 44 – 47.

 

 

"""Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins(2). Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. (44) Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion(3). Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. (45) Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. (46) Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers (47).

…………………………………………………………………………………………………………………..

 

La sanction du délit de vol est donc clairement indiquée dans le Coran, tout comme la sanction frappant le crime d'homicide. Bien entendu il se trouvera toujours des individus super-civilisés, super-humains et super modernes pour crier à la "barbarie" et porter des jugements de valeur sur des décrets d'ordre divin – du moins, aux yeux du musulmans – tout en restant totalement aveugles et sourds, face aux crimes de masse commis dans l'impunité la plus totale, quand ils sont commis par l'Occident ou par les régimes supplétifs qui sont à sa botte. L'existence des peines physiques – lesquelles ont préexisté à l'avènement de l'Islam – auraient pu avoir un effet dissuasif certain sur les grands criminels doublés de grands voleurs qui constituent le plus clair de l'effectif des classes politiques, aussi bien chez nous qu'à l'étranger.

 

Sur un autre sujet, vous accordez à l'ijtihad – en tant que Source du Droit musulman – une place qu'il n'a pas, puisque le protocole de l'ijtihad ne s'applique qu'en cas de silence du Coran et d'absence de Hadith sur tel ou tel sujet précis, et après consultation infructueuse des deux autres Sources du Droit musulman que sont Al-Ijmâ' (le consensus) et Al-Quyyas (l'analogie ou jurisprudence).

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En fait, le grand problème des philosophes des anthropologues et même des sociologues dits modernes, c'est leur prétention inouïe à vouloir saisir l'humain et le social dans leur totalité, dans leur complexité, avec les seuls outils de la perception et de l'entendement humains. Oubliant imprudemment que les spéculations intellectuelles, qu'elles fussent individuelles ou même collectives, sur les choses de l'esprit, comme la raison ou la conscience, ne sont pas additionnables, c’est-à-dire qu'elles sont insusceptibles de se potentialiser mutuellement par le nombre.

 

Je vous reproche aussi, et amicalement, votre obstination d'adopter une posture intellectuelle purement occidentale dans votre approche socio politique et culturelle de nos sociétés, en adoptant le même vocabulaire occidental, particulièrement condescendant et truffé de jugements définitifs, où sont évoqués pêle-mêle, le caractère "médiéval" des thèses islamistes, le statut juridique mineur des femmes..., et tutti quanti, alors que nos sociétés – au moins dans l'aire géographique maghrébine – sont en droit d'attendre de leurs sociologues, censément imprégnés du Droit musulman – à défaut d'être eux-mêmes pratiquants, l'émergence d'une Ecole sociologique spécifiquement maghrébine et nationaliste, collaborant avec nos 'Ulama et totalement dégagée de l'influence – souvent paternaliste et islamophobe – des auteurs occidentaux, et singulièrement des auteurs français sous influence de ce fidèle allié du colonialisme qu'est l'Ecole orientaliste française.

 

Chacun sait comment, depuis le XVIIIème siècle – surtout avec Wilhelm Dilthey puis, Max Weber –  la philosophie occidentale, doublement grisée, à la fois par l'anticléricalisme politique triomphant de l'Europe "révolutionnaire" au sens maçonnique du terme et par les grandes découvertes scientifiques, a cru devoir décréter la "fin de la métaphysique" ; une métaphysique qui seule pourtant, tend à élever l'Homme vers la saisie d'une totalité qui semble constamment lui échapper. Comme pour lui signifier que malgré ses magnifiques découvertes scientifiques, malgré ses admirables réalisations technologiques, malgré ses immenses avancées institutionnelles, socio politiques, économiques et culturelles,  l'Esprit de l'Homme, dans sa quête métaphysique et même scientifique, semble condamné ad vitam aeternam à une position asymptotique – comme diraient les mathématiciens –  frôlant sans jamais l'atteindre, la totalité, c’est-à-dire la Vérité Ultime.

 

Que les différentes chapelles de la philosophie, de l'anthropologie ou de la sociologie rejettent dédaigneusement cette attitude, pourtant pleine de bon sens et d'humilité scientifique, dans la case de l'Ecole du "scepticisme" cela ne changera strictement rien au fait.

 

Pour en revenir à notre sujet, et concernant donc, le concept sociologique de "régression féconde" que vous avez forgé début des années 90 et que vous semblez vouloir ériger en théorie sociologique, permettez-moi de vous rappeler que l'expérience de la République Islamique d'Iran – en particulier aux plans de la stabilité institutionnelle du pays et de ses avancées prodigieuses dans les domaines des sciences et des hautes technologies – semble vous apporter un démenti sur toute la ligne, en établissant que la référence institutionnalisée à l'Islam en tant que trait culturel dominant dans nos société musulmanes, loin d'interférer négativement sur nos sociétés, constitue au contraire, à la fois un rempart contre la dégénérescence morale qui ronge l'Occident et un puissant stimulant dans leur marche vers le progrès.

 

Parallèlement, la Turquie de l'AKP a réalisé des prodiges en fait de développement économique et industriel, avec un taux de croissance du PIB de plus de 10 %, pendant que ses voisins européens surnagent dans la récession.

 

A l'inverse, dans la foulée de la presse égyptienne laïcarde et des médias occidentaux, vous faites le même reproche  au gouvernement légitime des Frères Musulmans, d'avoir été incapables de résoudre – en à peine un an (!)  – les graves problèmes socio-économiques accumulés par plus de 40 ans de gabegie du régime militaire égyptien qui vient de reprendre la main… En prenant le risque d'être comparé à l'économiste marxiste-maoïste, l'égyptien Samir Amin (cf :   http://www.legrandsoir.info/samir-amin-la-chute-de-morsi-doit-etre-consideree-comme-une-victoire-du-peuple.html ) qui vient d'applaudir au Coup d'Etat, juste en vertu de son hostilité à l'Islam.

 

Vous parlez aussi, d' "insérer les islamistes dans le jeu politique", comme par un grand geste de charité – je n'oserais dire chrétienne – comme si les islamistes n'étaient pas chez eux en pays d'Islam… Encore un aveu inconscient des dégâts causés chez nos intellectuels, même les plus avertis comme vous l'êtes, par un vocabulaire occidentalo-sioniste, sciemment choisi et distillé comme un poison, par leurs médias.

 

Plus loin, vous poursuivez : ""L’objectif proclamé à atteindre [par les islamistes] est certes moderne, à savoir le développement économique et social pour rattraper le retard sur l’Occident, mais il est desservi par une conception morale du politique qui le met en porte-à-faux avec la culture de l’Etat de droit.""

Encore une vision purement occidentale du concept de "pouvoir politique" en tant que les théoriciens de la politique en Occident, ont systématiquement prôné la séparation de de l'Etat et de l'Eglise – c’est-à-dire du religieux et partant, de la morale qui le sous-tend – alors que les principes de la morale sont consubstantiels à la vie des sociétés musulmanes que l'Occident sioniste cherche désespérément à découpler de leur religion.

 

Faut-il vous rappeler à cet égard, la règle morale dans le Fiq'h :

    ""لا طاعة لمخـلوق في معصية الخالق"" –

    ""Pas d'obéissance à un être créé ordonnant un pêché""

Une règle du Fiq'h qui se réfère au Hadith :

""السمع والطاعة على المرء المسلم فيما أحب وكره ما لم يؤمر بمعصية فإن أمر بمعصية فلا سمع عليه ولا طاعة"    "

Qui se traduit en substance comme suit : ""L'obéissance et la soumission [à l'autorité légitime] sont un devoir pour le musulman, que les ordres lui plaisent ou non, sauf si ces ordres constituent la commission d'un pêché, auquel cas, il n'est tenu ni à l'obéissance ni à la soumission""

 

Cette règle morale du Fiq'h, a ainsi fixé sans ambigüité aucune, la question si complexe, de la responsabilité pénale dans les cas relevant de l'Ordre de la Loi et/ou du Commandement de l'Autorité Légitime. C'est un véritable rempart moral contre les Lois scélérates et les Ordres moralement contestables, qui soulèvent à bon droit, des objections de conscience.

 

Combien de tragédies humaines et combien de désastres socio culturels et matériels auraient été évitées tout au long de l'histoire de nos sociétés musulmanes si cette règle morale avait été respectée ?

 

En face, dans le pays dit des Droits de l'Homme, nous venons d'assister en revanche, à la légalisation du dernier must de la modernité, dicté par la doxa sioniste et franc-maçonne, à savoir les mariages incestueux et homosexuels, comme pour mieux désagréger familles et société.

 

Sans oublier de mentionner un Droit International qui s'affranchit au grand jour, de toute règle morale, comme cela est manifeste par exemple avec un Conseil dit de "Sécurité" au double standard ou avec des instances économiques et financières internationales comme l'OMC ou le FMI, qui se livrent au pillage éhonté et systématique des pays faibles.

Il est vrai que ça fait un peu ringard perdu dans le siècle, de parler de ces choses-là…

Mea culpa donc.

 

 

 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 19:22

La visite d'Etat du président français en Algérie aura été in fine, un marché de dupes insultant pour le peuple algérien qui attendait du représentant de la France, un acte politique courageux et solennel de repentance historique et non pas qu'il se prêtât à ces affligeantes et indignes mascarades folkloriques d'un autre âge, rappelant les sinistres souvenirs des temps coloniaux et que M. Bouteflika a osé dérouler aux pieds de son hôte français, dans le mépris le plus total des ressentiments anti coloniaux profondément ancrés dans la mémoire de la majorité du peuple algérien.

Et ça ne seront sûrement pas les incantations creuses d'un Monsieur François Hollande – oubliant pour un instant qu'il est le fils de son père, ancien chef OAS – faussement compatissant sur les souffrances du peuple algérien durant la période coloniale, devant une Assemblée censément "Populaire et Nationale", qui effaceront l'affront que constitue cette visite, totalement négative pour notre pays. Sans oublier de relever cette véritable escroquerie morale que constitue l'annonce surmédiatisée de l'installation d'une usine "Renault" sur le territoire national, alors qu'il s'agit d'un simple atelier de quincaillerie, employant moins de 400 ouvriers pour la première année !  

Mais ce n'est pas tout hélas !

Grâce au site sioniste des "étudiants juifs de France" :

http://uejf.org/blog/2012/12/21/luejf-a-pu-se-rendre-en-algerie-grace-a-la-visite-detat-de-francois-hollande-et-a-rencontre-des-etudiants-algeriens-a-luniversite-aboubrak-belkaid-a-tlemcen/

on vient d'apprendre qu'une délégation quasi clandestine de l'Union des Etudiants Juifs de France – UEJF –  a été emmenée dans les bagages de Monsieur François Hollande à Tlemcen pour y avoir des "contacts" avec des étudiants algériens, alors que chacun sait que cette association sioniste est l'une des nombreuses associations sionistes directement contrôlées par le fameux CRIF, fer de lance du lobby judéo-sioniste en France et chef d'orchestre des incessantes campagnes politico médiatiques contre l'Islam et l'immigration musulmane en France et en Europe.

……………………………………………………..

 

Texte de l'article :

 

Nos Valeurs L’UEJF au service des étudiants Les étudiants juifs solidaires. Un acteur de la Cité. La préservation de la Mémoire. Un observateur particulier du Proche-Orient. Faire connaître et diffuser la culture et la religion juive….

 

En ce moment, L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’Etat de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaïd à Tlemcen Les Universités d’hiver de l’UEJF du 23 au 30 Décembre aux Orres. L’UEJF se rend à Athènes du 14 au 16 décembre, à la rencontre de la Communauté juive et pour participer à la marche contre le racisme, l’antisémitisme et le néo-nazisme initiée par l’EGAM L’UEJF salue la décision du recteur d’académie de Toulouse d’ interdire le meeting « Palestine vaincra » prévu à l’université Toulouse-Le Mirail samedi L’UEJF dénonce la supercherie haineuse de la fausse pétition de footballeurs contre la tenue de l’Euro 2013 moins de 21 ans en Israël .L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’état de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen

21 décembre 2012 Communiqués L’UEJF a pu se rendre en Algérie grâce à la visite d’état de François Hollande et a rencontré des étudiants algériens à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen

 

L’UEJF était représentée à l’université Aboubrak-Belkaid à Tlemcen lors de la cérémonie de remise du diplôme honorifique de doctorat Honoris Causa au président de la République française. Elle a pu rencontrer les organisations étudiantes algériennes en vue de la préparation d’un voyage de rencontres étudiantes franco-algérienne.

 

La visite du Président de la République a permis à l’UEJF de faire partir sa première délégation en Algérie depuis l’indépendance.

 

L’UEJF salue le discours de François Hollande ayant rappelé l’apport de la communauté juive de Tlemcen à ce pays ainsi que l’importance de l’engagement de la jeunesse dans le travail d’histoire et de mémoire.

 

Pour Jonathan Hayoun, Président de l’UEJF : « Cette visite permettra aux jeunes français et algériens de toutes origines et de toutes confessions de pouvoir ensemble travailler à une meilleure connaissance de l’histoire. Nous organiserons un prochain voyage réunissant étudiants et représentants de la société civile. « La paix des mémoires » dont parle le Président de la République ne pourra se réaliser qu’avec un désir fort de connaissance et de dialogue des jeunes Français et Algériens. Ce travail ne pourra occulter l’exil des Juifs d’Algérie. »

……………………………………………………………….. fin de l'article…………………..

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:56

Factum politique à l'usage du

président François Hollande en visite d'Etat à Alger

 

 

Monsieur le président,

 

Votre visite imminente au pouvoir politique en place à Alger, que vous savez illégitime et mafieux à plus d'un titre, me donne l'occasion à travers ce factum politique, de m'adresser aussi, à une opinion publique française trop souvent abusée par les mensonges, les manipulations ou les silences, d'une désinformation sournoisement orchestrée par les médias, les lobbies autres relais de l'Ordre dominant, dont la France officielle est partie intégrante ; un Ordre dominant, usurpant le statut de "Communauté Internationale" pour mieux dissimuler sa vraie nature d'idéologie hégémonique impérialiste, sioniste et raciste, fondée sur les postulats détestables de l'exploitation, du bellicisme et de l'exclusion ; un Ordre dominant, parfaitement conscient des nouvelles donnes géostratégiques, doublées d'une conjoncture de crise économique persistante annonçant la fin prochaine de sa suprématie, qui semble reparti pour un tour, dans une nouvelle ère de Croisade contre l'Islam et le monde musulman pour tenter une fois de plus d'en contrôler les ressources, tout en cherchant à en empêcher l'inexorable renaissance, en tant qu'alternative idéologique, humaniste et morale crédible, contre le règne de la violence, de l'argent et de la chair qui ravage une société occidentale, désormais en phase historique décadente.

 

Une nouvelle ère de Croisade contre l'Islam et le monde musulman essentiellement tendue sur quatre directions:

 

1./ L'instrumentalisation politique du "terrorisme" réel ou souvent préfabriqué dans les officines de l'Ordre dominant et amplifiée à souhait, par les médias aux ordres pour briser psychologiquement chez les citoyens de base dans nos pays, toute volonté d'activité politique ou de résistance contre l'injustice et l'arbitraire des puissants, à l'intérieur comme à l'extérieur, et les décourager contre toute revendication pour le respect de leur dignité humaine, de leur liberté et de leurs droits civiques qui sont les conditions incontournables pour l'instauration d'Etats de Droit et d'Institutions authentiquement démocratiques dans nos régions ;

 

2./ L'encouragement, voire la mise en place, si nécessaire par la violence dans nos pays – et l'exemple du pouvoir en place à Alger en témoigne – d'un réseau de régimes politiques supplétifs et corrompus, véritables satrapes des temps modernes, totalement inféodés aux intérêts des puissances de l'Ordre dominant qui les protège en retour, contre leurs propres peuples qui leur dénient toute légitimité ;

 

3./ L'instauration de contrôles multiformes – à travers leurs officines, leurs chancelleries et leurs réseaux bancaires et financiers –  sur nos économies nationales pour les maintenir dans la dépendance et la surveillance de nos ressources financières et de l'usage qui en est fait, pour compromettre tous les investissements dans des secteurs éminemment stratégiques comme l'Education, la Santé ou l'Agriculture, tandis que les budgets des équipements militaires et sécuritaires sont surdimensionnés et constituent une véritable hémorragie nourrissant les marchands de canons et autres industriels de la mort ainsi que leurs complices compradores;

 

4./ L'exclusion par la marginalisation à l'intérieur ou l'exil sur l'étranger, de nos plus brillantes élites intellectuelles et de nos meilleures compétences scientifiques et techniques de standing international, que notre pays compte par dizaines de milliers, pour les tenir éloignés du champ des responsabilités politiques et de la gestion des affaires publiques Ceci afin de maintenir dans nos pays, le règne de la médiocrité, de la vénalité et de la trahison. Sauf le respect que l'on doit avoir pour une frange infime de cadres supérieurs de la nation, civils et militaires confondus, constituée par d'authentiques patriotes intègres et compétents, que les hasards de carrière ont fourvoyés dans les structures d'un Etat malade.  

 

La France complice du régime algérien

 

Monsieur le président,

 

Tout a été dit ou presque sur la tragédie algérienne des années 90. Des centaines, peut-être des milliers de documents, de témoignages, de livres, en arabe comme en français et dans d'autres langues, ont été écrits sur le long calvaire du peuple algérien, isolé du monde extérieur, sans défense et sans recours, faisant face les mains nues  aux lois martiales barbares de ses bourreaux grisés par leur pouvoir ; des soudards "patricides" , pétris de complexes et débordant de rancune contre leur propre peuple. Un long calvaire souvent vécu par les algériens entre la désinformation et le blackout le plus total des médias aux ordres, en Algérie comme en France.

 

Vous permettrez donc, Monsieur le président, au simple citoyen algérien que j'ai la fierté d'être, de vous dire crûment combien votre visite à Alger, tout autant que les visites officielles de vos deux prédécesseurs – M. Chirac en 2003 et M. Sarkozy en 2007 – ou celles d'autres leaders européens, étasuniens ou de l'Otan, témoigne une fois de plus, de la grave crise morale qui gangrène aujourd'hui plus que jamais auparavant, les puissances occidentales dont la France en particulier, volontiers donneuse de leçons de démocratie, de liberté, voire d'éthique politique… en tant que ces visites d'officiels occidentaux, sont perçues par une large frange du peuple algérien, comme de véritables forfaitures politiques et morales faisant hypocritement l'impasse, pour de basses considérations d'intérêts – pas toujours d'ordre public d'ailleurs – sur les terribles préjudices humains et matériels infligés au peuple algérien, tout au long des années 90 et dont certains relèvent de la qualification de Crimes de Guerre, du fait du pouvoir politique en place auquel vous vous apprêtez à rendre visite ; un pouvoir illégitime et mafieux,  issu – excusez du peu – d'un double Coup d'Etat :

 

-- Celui  du 11 Janvier 1992, perpétré par une junte de généraux putschistes, avec la complicité servile de leurs mentors civils, les "démocrates" autoproclamés, contre la volonté souveraine du peuple algérien qui venait d'élire démocratiquement en Décembre 1991, une large majorité parlementaire, sous les couleurs du Front Islamique du Salut ;

 

-- Celui du 15 Avril 1999, abusivement qualifié d'"élections présidentielles", portant à la présidence de la République, un candidat unique, M. Bouteflika, désigné par les généraux putschistes aux termes d'un deal immoral et honteux, conclu par-dessus la tête du peuple algérien et de l'intérêt de la Justice ;

 

Pour ce qui est du premier Coup d'Etat, j'en rappelle brièvement le bilan effroyable, dûment documenté par de nombreuses associations nationales ou ONG étrangères et s'établissant pour la période 1992 / 1999, que les algériens ont coutume de qualifier de "décennie noire" à plus de 200.000 morts; entre 15.000 et 20.000 "disparus"; des populations entières meurtries, sinistrées et déplacées, par centaines de milliers. Ce bilan désastreux, tant au plan humain et moral qu'au plan matériel est la conséquence directe des décisions et actes originels qui ont accompagné le Coup d'Etat, à savoir :

 

-- destitution du Chef d'Etat légitime du pays, le défunt président Chadli Bendjedid, mensongèrement maquillée en "démission";

-- proclamation inconstitutionnelle d'un Etat d'Urgence qui s'est révélé meurtrier en autorisant tous les excès de la violence d'Etat ;

-- désignation inconstitutionnelle d'un pseudo "Haut Conseil d'Etat" de 5 membres dirigé dans les faits par deux des généraux putschistes, Larbi Belkheir et Khaled Nezzar et présidé par le défunt Mohamed Boudiaf rappelé de son exil, le 16 Janvier 1992 et assassiné le 29 Juin de la même année, en pleine réunion publique télévisée depuis Annaba par ceux-là mêmes qui l'ont sollicité en croyant pouvoir le manipuler ;

-- instauration du couvre-feu dans les grandes villes pour couvrir toutes sortes d'exactions des forces sécuritaires ;

-- déportation dans le Grand Sud Algérien, par avions cargos et autres moyens de transport de l'armée, de plus de 15.000 citoyens accusés à tort ou à raison de "sympathies islamistes" et parqués dans 7 Camps de Concentration, parmi lesquels, l'ancien Site militaire de Reggane, où des centaines d'entre eux seront affectés à vie, par les radiations atomiques remontant aux essais nucléaires français des années 60 ;

-- rafles et arrestations massives, de jour comme de nuit, dans les quartiers populaires, contre les islamistes ou supposés tels et dont des milliers feront partie des 15 à 20.000 "disparus", ou feront l'objet d'exécutions sommaires, c’est-à-dire  extra-judiciaires ;

-- création de Tribunaux d'Exception, fonctionnant sur le mode des procédures expéditives et prononçant systématiquement les peines les plus lourdes, y compris les peines de mort ;

-- apparition ex nihilo, de milices et autres escadrons de la mort et de l'assassinat ciblé, commandités par les généraux putschistes et opérant sous faux pavillon des GIA et autres groupuscules dits "terroristes", infiltrés ou créés de toutes pièces, afin de faire basculer les opinions nationale et internationale contre les islamistes ; dans les pures traditions de la "guerre psychologique", car, comme par une étrange répétition à l'identique, des méthodes de la répression coloniale dans ses épisodes les plus sanglants, on retrouvera parfois à la tête de la répression anti islamiste – terrible ironie de l'Histoire ! – jusques aux mêmes soudards en chair et en os, reconvertis entre-temps, en "généraux" de l'armée algérienne, cassant du "barbu" ou du "tango" – comme ils disent entre eux pour brocarder les islamistes –  comme il cassaient naguère du "fellaga" aux cotés des tortionnaires de Bigeard et autres Aussaresses ;

-- massacres effrayants par leur sauvagerie, dans des agglomérations isolées ou à la périphérie des grandes villes, de populations civiles innocentes par centaines – en majorité des femmes et des enfants – soupçonnées de "sympathies islamistes", à l'exemple de ceux qui se sont déroulés dans le courant de l'été 1997 dans la banlieue d'Alger, à Bentalha ou à Raïs entre autres et qui ont soulevé l'indignation du monde entier. Au point de des voix autorisées de personnalités et autres organisations internationales militant pour les Droits de l'Homme, ont commencé à exiger haut et fort, une enquête internationale indépendante, pour faits de Crimes de Guerre contre les responsables de tels massacres.

 

Cette dernière tragédie a suscité une immense émotion dans une opinion internationale effrayée par l'ampleur et la sauvagerie des massacres. Un peu partout dans le monde, des voix de personnalités, et pas des moindres, se sont élevées pour exiger une enquête indépendante et l'instauration d'un Tribunal Pénal International ad-hoc, pour juger les coupables de ces Crimes de guerre, dûment documentés, sur la foi de témoignages irréfragables enregistrés par de nombreuses associations nationales indépendantes et ONG internationales.

 

Elle a aussi constitué – cette dernière tragédie –  un tournant décisif dans le cours des choses, en ce sens que les généraux putschistes, pris de panique à l'idée de devoir rendre des comptes par devant un Tribunal Pénal International ad-hoc, ont cru pouvoir échapper aux poursuites pénales en concluant avec M. Bouteflika le deal immoral et mafieux cité plus haut et aux termes duquel, moyennant sa désignation reconductible à la tête de l'Etat algérien, celui-ci s'engageait à les amnistier au plan intérieur et à les protéger, au plan extérieur, contre toute poursuite judiciaire devant un Tribunal Pénal International ad-hoc, pour les Crimes Imprescriptibles commis durant la décennie noire. Un véritable marché de dupes, quand on sait que, d'une part, les Crimes de Guerre sont Imprescriptibles  et que d'autre part, en prenant part à ce deal mafieux, M. Bouteflika relève lui-même, aux yeux du Droit pénal, du chef d'accusation de complicité et d'entrave à la Justice, a fortiori, à la Justice internationale en matière de Crimes de Guerre !. Mais qu'importe, ce deal immoral a permis à M. Bouteflika, malgré son état de sénescence avancée et ses lourds handicaps de santé –  connus même par les médecins du Val de Grâce… – de tenir la dragée haute aux généraux qui l'ont fait roi, en les menaçant, chaque fois que l'un des membres de son clan familial ou politique était dénoncé pour corruption, de ressortir les dossiers de Crimes de Guerre les concernant.

 

Ainsi donc, et comme si les malheurs de sang et de larmes de la décennie noire n'y suffisaient pas, l'arrivée au pouvoir de M. Bouteflika et de son clan, a fait entrer l'Algérie de plain-pied, dans une nouvelle décennie noire : celle de la grande corruption qui ravage quotidiennement notre pays qui a été mis en coupe réglée entre clans au pouvoir, par la prédation au grand jour des biens publics, par le bradage des ressources du pays aux intérêts étrangers, par les pillages en règle du patrimoine national et l'éclatement à intervalles réguliers, d'énormes scandales financiers et de détournements hors échelle, à coups de milliards de dollars au préjudice du peuple algérien, à la faveur du relèvement substantiel des recettes pétrolières et d'une aisance financière sans précédent, dont les surplus en devises étrangères dépassent largement aujourd'hui, le seuil de 220 milliards de dollars, gérés sous la seule responsabilité de M. Bouteflika et son clan, dans l'opacité la plus totale sans qu'aucune Institution nationale ou Autorité publique de contrôle n'en connaissent ni les adresses financières, ni la structure fiduciaire,  ni les mouvements scripturaux, ni l'emploi, ni les profits générés. Ce qui constitue en soi, un cas de forfaiture gravissime, justifiant largement la mise en accusation publique du Chef de l'Etat lui-même, de son Gouvernement et du Gouverneur de la Banque d'Algérie.

Un Chef de l'Etat corrupteur qui achète tout,  y compris la paix sociale en dilapidant des sommes énormes dans une consommation effrénée n'ayant aucun impact économique intérieur mais profitant largement à la faune adventice d'une clientèle politique de parvenus, faite de compradores, de concessionnaires et autres nouveaux riches ; au grand dam de millions de familles démunies dont certaines en sont réduites à aller fouiller les décharges publiques. Un Chef d'Etat corrupteur, devenu maître dans la pratique exécrable et immorale des enveloppes et des "mallettes", généreusement distribuées sur fonds publics, pour acheter les servilités politiques à l'intérieur ou les silences et les complaisances des puissants à l'extérieur. Pour acheter aussi, le silence ou la complaisance de certains médias bien en vue, à l'exemple du "Monde" et autres "Nouvelobs", pas très regardants sur le chapitre de la déontologie professionnelle, qui ont récemment rewrité de vulgaires pages publicitaires à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance – probablement rédigées à Alger même – et  payées rubis sur l'ongle par le clan Bouteflika à coup de centaines de milliers d'Euros, pour les transmuter en "reportages" journalistiques élogieux à la gloire d'un Chef d'Etat surréel, visiblement accroché par le syndrome de certains Ubus africains des années 70 de triste mémoire et caressant probablement des rêves impériaux et peut-être même, dynastiques…

 

En finir avec la "Françalgérie" néocoloniale.

 

Monsieur le Président,

 

La tragédie humaine qu'a vécue l'Algérie durant les années 90,  n'a nullement empêché les gouvernements français successifs de protéger leurs anciens soudards coloniaux, promus généraux en Algérie, en fermant les yeux sur les pires de leurs exactions, de leurs crimes,  relevant quasiment tous, de la qualification de Crimes de guerre, c’est-à-dire du ressort d'un TPI ad-hoc. Pis encore, ces gouvernements français successifs ont parfois commis de véritables actes de forfaiture, relevant du délit d'entrave à la Justice, comme ce fut le cas pour le général Khaled Nezzar, chef de la junte, aujourd'hui sous le coup d'une instruction judiciaire en Suisse, du chef d'accusations graves et documentées, pour fait de Crimes de Guerre… alors qu'en Avril 2001, ce même général – sur les instances pressantes de M. Bouteflika –  avait été scandaleusement soustrait à la Justice française et exfiltré sur l'Algérie par le gouvernement socialiste de cohabitation, alors dirigé par votre ami M. Jospin, qui a ainsi déshonoré la signature de la France, pays qui a ratifié la Convention de New York de 1984 contre la torture.  

Ce qui laisse planer de graves interrogations, sur la nature réelle des relations entre Paris et le régime en place à Alger depuis le putsch de Janvier 1992.

 

 

Monsieur le Président,

 

Pardonnez-moi d'emprunter ici, l'heureuse et pertinente formule de la "Françalgérie", pour dénoncer une fois de plus, la collaboration extra-institutionnelle et contre-nature, inacceptable, entre les barbouzeries respectives des Services algériens et français, de la police politique et du renseignement, au nom du sempiternel et ô combien commode alibi, qu'est devenue la "guerre contre le terrorisme" – ce nouveau monstre du Look Ness – qui continue de couvrir tant d'exactions et tant crimes. L'expression de "guerre contre le terrorisme", cachant mal un encodage occidental sournois, pour désigner une véritable Croisade contre l'Islam, doublée d'un redéploiement néocolonial avançant à visage découvert en appuyant inconditionnellement les régimes totalitaires  et corrompus dans nos régions, 

Une collaboration qui s'est singulièrement développée entre l'Algérie et la France, depuis le putsch de Janvier 1992, en-dehors du moindre contrôle, laissant de larges marges à l'arbitraire, à la manipulation et aux mensonges d'Etat, souvent nourris il est vrai – chaque fois qu'il s'agit de stigmatiser notre émigration ou l'Islam et les musulmans – par les propos irresponsables et incendiaires de vos propres ministres français de l'Intérieur, de Pasqua à Vals, en passant par les Sarkozy et autres Guéant, l'un y allant de son "Karcher" l'autre, portant des jugements d'ignare sur la Civilisation musulmane, quand l'autre crie désespérément sa fidélité éternelle – et quasi canine – à Israël sans que personne ne le lui ait demandé… Allez donc savoir là-dedans, qui est de gauche et qui est de droite… tant est devenue consensuelle et "politiquement correcte", la posture islamophobe en France.

Une collaboration qui est allée jusqu'à susciter de graves soupçons contre les Services algériens et français, portant sur l'organisation en commun, de criminelles manipulations de l'opinion publique, ainsi qu'en témoigne par exemple, la ténébreuse affaire de l'attentat terroriste de Juillet 1995, dit de la station Saint-Michel du RER à Paris, sur les circonstances duquel, aucune enquête publique parlementaire ou indépendante n'a été diligentée par les autorités françaises, pour confirmer ou démentir les graves accusations mettant en cause une manipulation criminelle organisée de concert, entre Services algériens et français, pour faire basculer l'opinion du peuple français contre les islamistes algériens établis en France ou qui y avaient trouvé refuge, afin d'échapper à la répression des milices et autres commandos, commandités par les généraux putschistes.

Sans oublier l'affaire dite des internés de Folembray où l'on vit, le 9 Novembre 1993, une opération "coup-de-poing-manipulation-spectacle" montée en coordination entre les Services algériens et les barbouzes du sulfureux Pasqua. Des policiers déboulant au petit matin et procédant brutalement aux arrestations dans leurs domiciles, devant parents, épouses et enfants, de dizaines d'algériens suspects de sympathies islamistes pour les transférer manu-militari dans une caserne de Folembray : une véritable forfaiture d'Etat, contre des algériens dont certaines résidaient depuis de longues années en France et y exerçaient régulièrement leur métier. A l'exemple de l'avocat, Me Ahmed Simozrag et de ses compagnons. d'exil, qui ont ensuite été arbitrairement exilés sans jugement et sans ressources au Burkina Faso où – faute de porter des patronymes sonnant comme Gilad Shalit –  ils continuent de moisir  depuis Août 1994, c’est-à-dire depuis 18 ans aujourd'hui, pour simple délit d'opinion islamiste, dans une indifférence criminelle totale des médias algériens et français, si prompts à larmoyer par ailleurs, sur le drame des chiens-perdus-sans-collier…  

Ce qui conduit à poser d'une manière globale, le drame humain de dizaines de milliers de familles algériennes, séparées du jour au lendemain d'un des leurs, en particulier parmi les universitaires, scientifiques et autres intellectuels, qui ont choisi l'exil forcé à leur corps défendant, pour échapper à la répression des polices politiques et/ou aux persécutions procédurières et tatillonnes de l'Administration publique, en raison de leurs opinions – pas nécessairement de sensibilité islamiste – hostiles au régime corrompu des généraux et de leurs servants civils et militaires. Ce drame est encore vécu à ce jour, par des milliers de familles, malgré l'imposture dite de la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" et de ses textes d'application scélérats qui prétendent interdire tout débat national sur la tragédie de la décennie noire, en exigeant par ailleurs, des exilés politiques désireux de rentrer au pays, un engagement écrit, à respecter des conditions dégradantes et indignes, restreignant leur liberté citoyenne, comme le fait de renoncer à faire de la politique. Ceci dans le but ignoble et criminel, de maintenir éloignés de leur patrie, des centaines, sinon des milliers de scientifiques et chercheurs de haut standing, dont beaucoup jouissent d'une réputation internationale, maintenant ainsi, une grande nation pleine de potentialités comme l'Algérie, sous la férule d'une dictature répressive de gérontes délabrés et corrompus, qui ont perdu tout sens du réel et toute légitimité. Y compris cette légitimité "historique" dont ils se gargarisent tant, mais dont ils ont trahi la cause et les principes moraux.

 

Je n'aurais pas l'inélégance ici, d'oublier de citer les victimes françaises de la décennie noire en m'interrogeant sur la signification de ce black-out officiel observé par les deux gouvernements, sur l'odieuse affaire de l'assassinat des moines de Tibhirine en 1996, qualifié laconiquement, de "bavure" par les uns ou de "coup fourré" entre Services parallèles par les autres…Tout cela, dans l'opacité et surtout, l'impunité la plus totale, de part et d'autre.

 

 

Repentance et Traité d'amitié vont de pair

 

Monsieur le Président,

 

Le gouvernement de la France ne pourra pas se dérober indéfiniment à son devoir de solder sa dette morale historique et donc imprescriptible, d'une repentance solennelle à l'égard du peuple algérien qui en est l'ayant-droit légitime et le récipiendaire exclusif. Une repentance  dont ne sauraient l'y subroger aucunes personnes physiques, ni aucunes instances ou institutions, qui parleraient illégitimement en son nom. En termes plus clairs, ni le Chef de l'Etat actuel, ni la junte clandestine des généraux putschistes, installés au pouvoir par la violence et la fraude, ne sont qualifiés pour en revendiquer le mérite ou en retirer de quelconques dividendes politiques.

Cette reconnaissance historique est en effet incontournable qui seule, pourrait lever les obstacles socio psychologiques accumulés tout au long de l'Histoire coloniale – et même récente… et constituera un nouveau fondement juridique et moral, véritable socle auquel pourront solidement s'arrimer, les futures relations entre nos deux pays, entre nos deux peuples, fondées sur des rapports d'égal à égal, dans le strict respect réciproque de la personnalité de chacune de nos deux nations et des intérêts mutuels bien compris entre nos deux pays, loin des discours de circonstance et de l'insignifiance des gesticulations deçà-delà, des saltimbanques de la politique, ceux de Paris comme ceux d'Alger. Des relations saines et apaisées donc, d'où seront bannies les dérives des collaborations opaques, des copinages scélérats et autres magouilles  extra-institutionnelles entre Services, relevant censément de deux Etats souverains, mais qui s'autorisent en l'absence de tout contrôle politique, à faire bon marché de la légalité, de la morale, des Libertés publiques et des Droits de l'Homme.

Ce qui pose immanquablement la question de l'illégitimité du pouvoir algérien aujourd'hui en place, contre la volonté souveraine d'un peuple qui ne l'a pas désigné pour le représenter.

            C'est vous dire combien, Monsieur le Président, à l'aune de ces nécessaires  préalables d'assainissement politique et moral, indispensables à la refonte des relations entre nos deux pays, entre nos deux peuples, des dossiers comme le "Grand traité d'amitié" que vous avez vous-même récemment évoqué, ou encore celui dit de l'Union pour la Méditerranée, font figure – pardonnez ma franchise – d'aimables gadgets politiciens, manifestement destinés à tromper son monde en escamotant la seule vraie problématique qui vaille qu'on s'y attelle honnêtement et loyalement en priorité : la moralisation et la normalisation des relations politiques et diplomatiques entre nos deux Etats : Une France qui n'aura pas à rougir d'une déclaration solennelle reconnaissant les crimes de la colonisation et ceux de la guerre d'Algérie, le sang des algériens n'étant en rien moins précieux que celui des juifs ou de toute autre communauté humaine martyrisée Une Algérie debout, souveraine et maîtresse de son destin, gouvernée par d'authentiques représentants du pays, tenant leur légitimité du seul peuple algérien.

           

Conclusion 

 

Monsieur le président,

 

Je ne conclurai pas cette interpellation, sans vous dire toutes les préoccupations et toutes les interrogations qui pèsent sur le peuple algérien à propos de la situation confuse et opaque qui règne au Nord du Mali ; à nos frontières Sud donc, où la seule éventualité d'une présence armée de la France ou de l'Otan, suscite de profondes inquiétudes dans la mesure où il ne se trouvera pas un seul citoyen algérien digne de ce nom, à qui l'on fera accroire que le déploiement de ces forces armées étrangères signifie autre chose qu'une menace imminente et concrète contre la sécurité de notre pays et la pleine souveraineté de notre peuple sur ses territoires et sur ses ressources naturelles ; une souveraineté reconquise sur le colonialisme, au prix d'un des plus grands tributs humains que l'Histoire des guerres d'indépendances ait jamais connus et que ce peuple est prêt à rééditer, par fidélité envers ses aïeux ; par loyauté envers les centaines de milliers de martyrs de la lutte anticoloniale et de la guerre de libération ; par obéissance aux commandements de l'Islam, sacralisant la défense de la patrie.

 

Car, par-delà les terribles blessures qu'a endurées et continue encore d'endurer le peuple algérien, du fait de la décennie de sang découlant du Coup d'Etat criminel du 11 Janvier 1992, perpétré par une poignée de généraux putschistes contre la volonté souveraine de ce même peuple, rares sont ceux parmi les citoyens de ce pays qui commettent la grossière erreur de confondre l'Institution militaire de notre pays qu'est l'Armée Nationale Populaire, et les généraux putschistes qui auront à répondre de leurs actes.

 

Ceci pour vous dire qu'il ne se trouvera pas un seul citoyen algérien digne de ce nom, pour penser que notre armée, héritière d'une Armée de Libération Nationale qui a laissé son empreinte dans l'Histoire de la décolonisation, puisse se transmuter en une espèce d'armée de mercenaires auxiliaire de l'Otan, en charge de contribuer aux desseins impérialistes manifestes des puissances occidentales. Et je me demande même, si les hommes du régime en place eux-mêmes oseraient le penser. -------------------- Signé : Abdelkader DEHBI.------------------------

 

 

 

 

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